sauvons les cyborgs !

L'Histoire est un mensonge que personne ne conteste.

endormir la peur

sugaar
9 avril 2010

Au-delà de ce monde de colère et de larmes,
Ne plane que l’horreur de l’ombre.
Et pour­tant la menace du Temps
Me trouve et me trou­vera, sans peur.

William Ernest Henley, Invictus

Tous les ani­maux connaissent la peur. Et tous peuvent apprendre à nier l’évidence du danger.

Une  expé­rience conduite par des psy­cho­logues de l’université d’Austin, au Texas, a permis de guérir des rats dressés à asso­cier un son par­ti­cu­lier avec une décharge élec­trique.
La méthode est simple. D’abord, on rejoue le son, une seule fois, pour désta­bi­liser la mémoire. Aucune décharge élec­trique ne suc­cède au son. Une heure plus tard, on rejoue ce son de façon répé­ti­tive.
A la fin, les rats peuvent entendre le son sans avoir peur. Mieux : ils sont à pré­sent plus lents que d’autres rats pour réap­prendre à craindre la décharge élec­trique. Malgré la dou­leur, le son ne pro­duit chez eux qu’un sen­ti­ment de sécurité.

Ces cher­cheurs sou­haitent pour­suivre l’expérience avec des êtres humains.
Cela est inutile. Nous en connais­sons déjà le résultat.

Depuis l’Appel du 9 sep­tembre et la mise en place, par Simons et ses sbires, de mesures d’exception légi­ti­mant une sur­veillance géné­ra­lisée, nous vivons comme ces rats de labo­ra­toire.
D’abord, ils nous ont appris la peur. Une peur col­lec­tive et irra­tion­nelle, nous fai­sant voir des ennemis dans chacun de nos voi­sins. Elle a engendré une hys­térie digne des périodes les plus sombres de notre his­toire. Des femmes et des hommes, parce qu’ils récla­maient la vérité au sujet de Cherny Zemly, ont été désho­norés, pour­chassés, lyn­chés par les médias. Ils ont été aban­donnés par le peuple quand ils ne lut­taient que pour lui. Certains en sont morts.

Puis, par un fan­tas­tique tour d’illusionniste, le Nouvel Ordre nous a appris l’indifférence. Un calme inquié­tant a suc­cédé à la tem­pête. En quelques petits mois, les indi­vidus qui décident de notre avenir ont réussi à nous faire oublier que notre survie dépend de notre capa­cité à recon­naître les dan­gers qui nous menacent.

Nous refusons d'être des rats de laboratoire. Zemly vérité !Pour pou­voir nous sauver, il nous fau­drait, comme des rats de labo­ra­toire, réap­prendre à avoir peur. Mais il ne s’agit plus d’éprouver la peur imbé­cile de celui qui a peur de son ombre alors qu’il marche en pleine lumière.

Il est urgent de nous sou­venir de toutes ces routes mau­dites que nous avons prises et qui ne menaient nulle part.
La peur qui nous a saisi, enfin, lorsque nous avons com­pris que notre guide était aussi notre bour­reau, cette peur nous a sauvé. Elle nous a appris qu’il est par­fois néces­saire de mordre la main de son maître.

Pierre Anvers ne doit pas être mort pour rien.

Zemly vérité ! Nous devons retrouver l’homme à l’oiseau noir.

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le messager athénien

sugaar
21 décembre 2009

« Et, au fait, qui­conque, ayant conquis un État accou­tumé à vivre libre, ne le détruit point, doit s’attendre à en être détruit. Dans un tel État, la rébel­lion est sans cesse excitée par le nom de la liberté et par le sou­venir des anciennes ins­ti­tu­tions, que ne peuvent jamais effacer de sa mémoire ni la lon­gueur du temps ni les bien­faits d’un nou­veau maître. Quelque pré­cau­tion que l’on prenne, quelque chose que l’on fasse, si l’on ne dis­sout point l’État, si l’on n’en dis­perse les habi­tants, on les verra, à la pre­mière occa­sion, rap­peler, invo­quer leur liberté, leurs ins­ti­tu­tions per­dues, et s’efforcer de les ressaisir. »

Nicolas Machiavel (1515) Le Prince

A ceux qui pensent que tout est pour le mieux tant que le pire est évité, nous disons : Souvenez-vous !

C’était un matin de défaite, et le grand corps malade de la cité n’en finis­sait pas de vaciller. Trente tyrans fon­daient sur Athènes. C’était aisé, l’hydre vieillis­sante avait perdu le sou­venir d’elle-même.

La pro­po­si­tion, faite au peuple à genoux, était de créer un nou­veau régime. Puisque le sys­tème ne fonc­tion­nait plus, puisque la guerre et l’économie rédui­saient tous les lau­riers en cendres, alors il fal­lait s’en remettre à la sagesse des ancêtres.  Mais qu’avaient-on hérité, de ces ancêtres mythiques ? Tout. La valeur et le cou­rage. Le res­pect de l’ordre. Une cer­taine idée de la liberté…

C’était donc pour le salut public, qu’il fal­lait remettre le pou­voir entre les mains de quelques uns.

Propagande. Les Trente inves­tis­saient la mémoire col­lec­tive et en nour­ris­saient leur puis­sance.

Tous les bons citoyens pré­sents dans l’assemblée, com­pre­nant la manœuvre et sen­tant leur impuis­sance, ou bien res­tèrent en gar­dant une atti­tude pas­sive, ou bien se reti­rèrent. Ils pou­vaient du moins se rendre cette jus­tice qu’ils n’avaient rien voté de néfaste pour la cité. Un petit nombre de citoyens lâches, mal­in­ten­tionnés, ado­ptèrent à main levée les mesures qu’on leur dic­tait.


Trier. Épurer. Traquer les mau­vaises idées et les mines sus­pectes. Réduire le nombre de citoyens, ne garder que les meilleurs, ceux qui le méritent vraiment.

Exiler effacer exé­cuter.

Renier.

Créer les lois pour mieux dési­gner les hors la loi. Flatter avec le bout de la cra­vache. Jeux. Concevoir le vivre ensemble comme une gigan­tesque entre­prise de sur­veillance col­lec­tive.
Que disait-on, alors ? Ils voient vos mal­heurs d’un si bon œil que, tantôt, ils les savent avant tout le monde, tantôt ils en inventent.

« Ces actes fai­saient plaisir aux citoyens qui croyaient que les Trente agis­saient pour le bien de la cité. »

Aristote

C’était il y a 2 400 ans.  La démo­cratie athé­nienne mour­rait; les hommes au pou­voir étaient devenus une force d’occupation. Puis, un jour, un général en exil revint pour tout ren­verser.

Et ensuite ? Socrate bu la cigüe et tous en mou­rurent.

Zweckpropaganda. Le mes­sager athé­nien s’en est allé.

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nuage étrange au-dessus de moscou le 7 octobre 2009

Vous vous sou­venez du nuage mys­té­rieux apparu au-dessus de Moscou le 7 octobre?

Ma pre­mière expli­ca­tion était un halo par­hé­lique, par temps nua­geux. Il s’agirait en fait d’un hole punch cloud, un bête trou dans un nuage. Ce genre de nuage appa­rait quand des gouttes d’eau sont  en sus­pen­sion dans le ciel et ne trouvent pas de grains de pous­sière pour former un noyau de glace. Lorsque la congé­la­tion se pro­duit, la fine couche de glace tombe sur Terre, lais­sant une magni­fique porte spatio-temporelle.

Le nuage de Moscou serait donc un phé­no­mène météo­ro­lo­gique très rare mais expli­cable. Moi, avec mon côté foui­neur, je me suis quand même posé des ques­tions sur la vidéo. Des mil­lions de gens voient un événe­ment mys­té­rieux, et il n’y en a qu’un seul pour le pho­to­gra­phier? ça aussi, c’est rare.

Alors j’ai cherché des sources un peu plus cré­dibles que les cen­taines de sites conspi­ra­tion­nistes qui se refilent la vidéo comme un mor­pion transgénique.

Il était une fois une vidéo

Tout a com­mencé par une vidéo filmée avec un télé­phone por­table à l’ouest de Moscou, sur le péri­phé­rique, et envoyée sur le site de mreporter.ru, une sorte de you­tube russe pour les repor­ters amateurs.

La vidéo a été postée sur mre­porter le 07 octobre à 13H44  et elle aurait été filmée à midi. Gardez l’info en tête, elle a son importance.

Sur mre­porter, les com­men­taires en russe (merci google trad) confirment que le ciel était étrange ce jour-là :

1. un pre­mier témoin explique qu’il a appelé la sta­tion météo et qu’on lui a répondu qu’une tor­nade s’était dirigée vers Moscou et avait ensuite dis­paru. Un héli­co­ptère aurait été envoyé pour ana­lyser le nuage.

2. Un autre inter­naute confirme qu’il a vu l’hélicoptère mais que ce n’est pas du tout la saison des tornades.

3. Un troi­sième témoin a observé que l’hélico a fait un cercle rapide près du nuage et est reparti.

Un héli­co­ptère envoyé pour sur­veiller un nuage? Très Independance day, ça.

La vidéo cir­cule alors rapi­de­ment sur le net et  per­sonne n’a d’explication sur le nuage.  Heureusement que le gou­ver­ne­ment russe veille au grain.

Les médias entrent en scène

Le soir même, à 19h00, le site internet de Vesti, la chaîne d’infos de l’État, publie un article ras­su­rant. Vesti cite curieu­se­ment le com­men­taire de l’internaute à qui la sta­tion météo a parlé d’une tor­nade fantôme.

ovnis autour du halo de moscou? image empruntée à area51blog.files.wordpress.com

ovni? Oiseau? Hélico?

Problème: cet article est paru une demi-heure après que l’internaute en ques­tion a parlé de la tor­nade. Pourquoi le jour­na­liste n’a-t-il pas demandé confir­ma­tion auprès de la sta­tion météo? A moins que le com­men­taire de l’internaute soit arrivé comme un cheveu sur la soupe et qu’il a bien fallu en faire quelque chose.

Pendant ce temps, des inter­nautes aux yeux de lynx ont repéré un point noir bizarre volant autour du halo. Ovni, oiseau, hélico? Vesti laisse ça de côté et ne men­tionne même pas l’hélico envoyé en repé­rage. Ha mais c’est vrai, quand le jour­na­liste a écrit son article, l’histoire de l’hélico n’avait pas encore été postée sur mreporter.

La chaîne pré­si­den­tielle dif­fuse le soir-même la vidéo avec une expli­ca­tion ration­nelle. Sur le net, des rumeurs parlent du projet HAARP ou d’une expé­rience secrète, comme au bon vieux temps soviétique.

Le len­de­main 8 octobre à 14h et des pous­sières, le site de Vesti rajoute donc une couche, avec les com­men­taires d’un spé­cia­liste du Service d’hydrométéorologie national: on  parle d’un simple effet d’optique et d’un trou créé par la ren­contre de plu­sieurs fronts et d’un cou­rant venant de l’Arctique.

Ok, mais… Où est passée cette fichue tor­nade?
Pouf, on n’en parle plus! Et un pro­blème d’éliminé, un!
Par contre le spé­cia­liste jus­tifie l’illusion d’optique en expli­quant que si on regarde bien la vidéo, on peut voir les rayons du soleil cou­chant… Vous vous sou­venez de l’heure à laquelle le nuage a été filmé? Midi. Moi, j’appelle ça une méga boulette.

En ensuite? La machine à fabri­quer des infos se met en mode rou­leur com­pres­seur. Des sites internet et des télés russes répètent en boucle les expli­ca­tions de la chaîne du gou­ver­ne­ment et les médias anglais prennent le relais au niveau mon­dial. Sauf que sur you­tube, on frôle l’hystérie collective.

Et pen­dant tout ce temps, per­sonne ne demande aux mos­co­vites ce qu’ils ont vu.

J+2: tout va très bien, madame la marquise

9 octobre. 15H Soit deux jours après le halo mys­té­rieux. Vesti rabâche encore « ce n’est qu’un nuage, dormez bonnes gens », à la fois sur sa radio (quand on vous dit que la voix du peuple, c’est eux) et sur le site internet. Cette fois, pas de petit météo­ro­logue qui ne sait même pas quand le soleil se couche. Vesti a enrôler une éminente spé­cia­liste du centre d’observation du temps (FOBOS) pour expli­quer com­ment s’est formé le trou dans le nuage. Trois jours pour expli­quer le phé­no­mène, ce sont des rapides. Re-speech sur l’absence de lien entre halo cir­cu­laire et pol­lu­tion. Et petite phrase qui a dû sonner désa­gréa­ble­ment dans l’oreille de beau­coup de russes: pour l’instant, on ne sait pas si cela peut avoir des effets néga­tifs sur la santé humaine.

La ques­tion qui vaut son pesant de roubles: COMMENT UN EFFET D’OPTIQUE DANS UN NUAGE POURRAIT AVOIR DES EFFETS NEGATIFS SUR LA SANTE?

Oups,  voilà que moi aussi je suis pris de conspi­ra­tion­niste aigue, j’écris tout en majus­cules et bientôt ça sera en gras et en rouge.

Et où sont les témoi­gnages des habitants?

Circulez, y a rien à voir

Alors le soir-même Vesti revient lour­de­ment sur le sujet, sur le ton de « la météo­ro­logie de Moscou ne ces­sera jamais de nous étonner, ha ha ha.« 

Et là on insiste sur le fait que le halo n’a duré que 15 petites minutes.  Et puis d’ailleurs ce n’est pas un nuage, mais un écart entre des nuages. Et coincé entre deux tranches de bul­letin météo, une petite info: cer­tains habi­tants de la ville (inter­nautes?) ont crû à une inva­sion extra­ter­restre. C’est vrai aussi que depuis quelques mois, de plus en plus de russes et d’habitants de pays de l’est parlent de lumières étranges dans le ciel, de nuages bizarres et d’objets volants. Il va bien fal­loir en parler, à un moment ou un autre, non?

Monsieur météo pense alors faire diver­sion pour évacuer la thèse ovni et commet sa deuxième grosse bou­lette: au début, il a pensé à une dis­per­sion méca­nique des nuages où on aurait un peu trop forcé sur la dose de pro­duits chi­miques (on ense­mence les nuages avec des pro­duits chi­miques ou du sel pour que le pluie tombe).

Là, on com­prend mieux le mes­sage dif­fusé un peu plus tôt qui expli­quait que le nuage n’était pas dan­ge­reux. Et on se demande sérieu­se­ment si ce n’est pas ça, le fond de l’histoire. Parce que fran­che­ment, les scien­ti­fiques ont sur­tout l’air d’avoir été pris de court par un événe­ment inat­tendu et de ne pas avoir beau­coup d’infos sur ce qui s’est vrai­ment passé. D’où, sans doute, le fait que plus per­sonne ne reparle de cette embar­ras­sante tor­nade fantôme.

Enfin une autre image du mys­té­rieux nuage!

le nuage circulaire du 7 octobre sur mreporter

Le 29 octobre, soit 22 jours après l’apparition du nuage troué, une nou­velle image débarque mys­té­rieu­se­ment sur mre­porter. Tiens, c’est mar­rant, on dirait que le soleil se couche. Et puis tiens, il est vache­ment moins impres­sion­nant ce nuage. Là, on peut se dire qu’était vrai­ment un effet d’optique. Ouf, on a eu peur.

Vous croyez vrai­ment tout ce qu’on vous dit? Le diable se cache dans les détails.

Enième bou­lette du gou­ver­ne­ment russe : la pho­to­gra­phie a été prise le 7 octobre, à 13h (heure de moscou), soit une heure après la vidéo du nuage. Vous voyez ce beau cercle?  Il nous dit gen­ti­ment que le trou dans le nuage a duré plus d’une heure, alors que les scien­ti­fiques affir­maient que toute l’affaire n’avait duré que 15 minutes. Et si le nuage est apparu à l’heure du déjeuner, pour­quoi le ciel est-il rose comme en fin de journée?


Un mois plus tard, il reste tou­jours des points d’interrogation

Moscou est la ville la plus peu­plée d’Europe (10,22 mil­lions d’habitants) et le nuage était visible au moment où les gens sortent du bureau pour déjeuner. Cette simple réa­lité m’amène à me poser plu­sieurs questions:

1. Pourquoi aucune autre image ou vidéo de ce nuage n’a été publiée?

2.Pourquoi aucun média n’a enquêté sur cette mys­té­rieuse tor­nade fan­tôme qui a pré­cédé l’apparition du nuage?

3. Est-ce qu’il existe d’autres témoi­gnages? Et si oui, où sont-ils passés?

Sérieusement, à l’heure ou les gens pho­to­gra­phient tout et n’importe quoi pour ensuite le balancer sur des sites type you­tube, j’ai vrai­ment du mal à croire au trou dans un nuage que pra­ti­que­ment per­sonne n’aurait vu. Et un ciel d’apocalypse visible pen­dant près d’une heure, au-dessus de la capi­tale, sans qu’aucune chaîne de télé locale ou étran­gère ne pense à immor­ta­liser l’instant, ça me semble tout aussi peu cré­dible. Mais s’il ne s’agit pas d’un canular, cela veut dire que quelque chose s’est pro­duit au-dessus de Moscou et que la Russie est suf­fi­sam­ment puis­sante et bien orga­nisée pour que rien ne filtre. Et là, je ne sais pas pour­quoi, je ne me sens pas du tout ras­suré par cette possibilité.


Amis cyborgs, ouvrons l’œil.

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Message subliminal

sugaar
14 novembre 2009

Un mes­sage sub­li­minal est un sti­mulus incor­poré dans un objet, conçu pour être perçu à un niveau au-dessous du niveau de conscience.

Des cher­cheurs du University College de Londres ont récem­ment décou­vert que des per­sonnes réagissent incons­ciem­ment à des flashs d’images et de mots, sur­tout si leur contenu est négatif. Ces flashs changent leur pensée et peuvent altérer l’humeur.

« Nous avons montré que les gens peuvent per­ce­voir la valeur émotion­nelle de mes­sages sub­li­mi­naux et avons démontré de façon concluante que les gens sont beau­coup plus récep­tifs aux mots néga­tifs », a dit le pro­fes­seur Nilli Lavie, qui mena la recherche.

Le pro­fes­seur Lavie croit que la capa­cité à relever de façon sub­cons­ciente des signaux flot­tants pour­rait s’être déve­loppée comme une façon de déceler les menaces dans notre envi­ron­ne­ment : « Nous ne pou­vons pas attendre que notre conscience nous pousse si nous voyons quelqu’un courir vers nous avec un cou­teau », dit-elle.

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Cette insurrection qui ne vient pas

sugaar
10 novembre 2009

Deux mois.

Deux mois que l’œil de verre du pré­sident Simons regarde la France de tra­vers. Deux mois de soup­çons et d’anathèmes, de chasses à l’homme et de confes­sions ad nauseam.

Où est-elle, cette insur­rec­tion dont tout le monde parle mais que per­sonne ne voit ? Que contient-elle vrai­ment, cette révolte offerte comme un vul­gaire baril de les­sive, avec son bonus en plas­tique et son parfum cheap ?
Dans les rues de Paris, rien ne résonne si ce n’est l’habituel vacarme des légions cas­quées.  C’est une paix métal­lique que l’on nous a vendu. Et nous nous réveillons, secrè­te­ment. Floués. Le corps rompu. Dans de sales draps.

Ce matin, les jour­naux télé­visés se sont ras­sa­siés des inci­dents qui auraient eu lieu à Paris, à la fin des célé­bra­tions du ving­tième anni­ver­saire de la chute du mur de Berlin.

Entre autres réjouis­sances musi­cales, la soirée fut ponc­tuée de « Zemly vérité! » et « Vaillon démis­sion » qui saluèrent l’apparition puis l’escamotage du pre­mier ministre.
Les enfants sau­vages riaient. L’œil de Simons était sur eux.

D’après TN1, hier à minuit, des jeunes enca­goulés, vêtus de noir, munis de briques et de mar­teaux, des anar­chistes en somme, auraient remonté les Champs-Élysées. Admirez comme tout cela est précis.

Hier, à minuit. Que signi­fiait l’Arc de Triomphe ?

« Trois cents arrestations. »

J’étais là.

Place de la Concorde. Mes habits noirs ne sont pas ceux des anar­chistes. Je suis ano­nyme entre les ano­nymes. Nous chan­tons. Nous sommes légions. Nous sommes en marche.
Voix publiques. Zemly vérité ! L’œil de Simons est sur nous.
Refus de cir­culer ? Désordre. Des ordres.
L’œil de Simons est sur moi.

Fumées. A terre. Tes mains. Debout. Entre. Assis. Sors. Entre. Assis. Papiers. Ta bouche. ADN. Ta bouche. Dehors.

Quelles briques ? Quels mar­teaux ? Quels fumiers.

Aujourd’hui.
Malgré nos yeux cernés et nos vies empoi­gnées, nous savons que Cherny Zemly, l’homme à l’oiseau noir et tous ces ennemis inconnus n’ont aucune impor­tance. Concorde, Triomphe ou champ de bataille, ne voyez  qu’un énième simu­lacre d’évènement. Des images pré­textes dont l’obscénité n’existe que pour pré­céder, et donc jus­ti­fier, une nou­velle loi de méfiance. Leurs lois. Nos vies.

L’insur­rec­tion est –elle un jeu ? Alors jouons ensemble.

Action. Agiter le chiffon rouge du chaos.
Réaction. La peur para­lyse ceux qui croient avoir tout à perdre.
Écran noir. Dormez.

Action. Déployer la puis­sance de l’Ordre dans un spec­tacle per­ma­nent.
Réaction. La foule hyp­no­tisée rêve d’avoir encore quelque chose à perdre.
Écran noir. Dormez.

Action. Ignorer que ceux qui n’ont plus rien à perdre se moquent des triomphes et des murs.
Réaction. Ne pas voir que l’insurrection est déjà là.

Écran noir. Zemly vérité.

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Ceci n’est pas un jeu

sugaar
1 novembre 2009

« La police invite toute la popu­la­tion du sec­teur d’Elm Terrace à pro­céder comme suit : Que dans chaque rue chaque habi­tant de chaque maison ouvre sa porte côté rue ou côté jardin ou regarde à ses fenêtres. Le fugitif ne peut s’échapper si chacun regarde dehors dans la minute qui suit. Prêts ! « 

Ray Bradbury, Fahrenheit 4511953

Aujourd’hui, la France est le pre­mier pays à avoir montré les dérives d’un sys­tème pseudo ludique com­bi­nant vidéo sur­veillance et pré­somp­tion de culpabilité.

Ce matin, l’un des com­plices pré­sumés de L.M de Cherniepresque été arrêté grâce à des vidéos de sur­veillance pira­tées. Cette impro­bable traque, qui tient le pays en haleine depuis trois semaines, est à la fois illé­gale et immo­rale. Elle se déroule pour­tant avec l’accord tacite des auto­rités, comme dans la pire des dystopies.

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Selon un récent rap­port du gou­ver­ne­ment américain, les vic­times de la grippe pour­raient embou­teiller le réseau internet, en mul­ti­pliant les connexions « gour­mandes » comme le télé­char­ge­ment de vidéos ou les jeux en ligne.  Il serait alors impos­sible de com­mu­ni­quer ou d’effectuer des tran­sac­tions vitales pour la sécu­rité publique et l’économie.
Le dépar­te­ment de la Sécurité Intérieure, chargé des télé­com­mu­ni­ca­tions en cas d’urgence natio­nale, ne dis­pose cepen­dant d’aucune stra­tégie pour faire face à une explo­sion des connexions à internet. L’état d’urgence ayant été déclaré le 24 octobre der­nier, la satu­ra­tion du réseau devrait donc être atteinte avant la mi-novembre.

Pour l’heure, les États-Unis res­tent les seuls à envi­sager sérieu­se­ment cette consé­quence de l’épidémie de grippe.

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Puissance. L’individu capté par la foule est un héros ordi­naire pour qui l’impossible n’existe pas.
Celui-ci, qui se croyait faible, se découvre invin­cible par la seule force du nombre. On le disait invi­sible et le voilà, par­tout, ivre de sa propre voix. Il n’est plus perdu. Il sait.

Je sais que tu sais que je sais qu’ils savent que nous savons… Puisqu’on nous le dit.

Contagion. Comme le prouvent les rumeurs tou­jours crois­santes, les esprits s’allument sur la place.
Que scande-t-on, les soirs de grands bals ? Je suis le maître du jeu.
L’ennemi est désigné.

les soldats sont en marche

Crédulité. Parmi nous, entre nous, contre nous… Il se chu­chote comme un cri de ral­lie­ment.
Ils ne savent pas à qui ils ont affaire !
C’est la hache de Damoclès qui plane sur leurs têtes.

Et chacun cède joyeu­se­ment à ses ins­tincts refoulés.

Ce n’est déjà plus de la haine, c’est de l’horreur ; on ne menace plus, on écume.

Mais qui sont ces féroces sol­dats qui sifflent sous nos fenêtres ? Chantonne le père Ubu.

Des auto­mates.
La poi­trine grande ouverte, ils laissent tou­cher le méca­nisme de leur volonté et la pous­sière de leurs vertus.
On en rit encore, à la Lanterne.

Et pour­tant… La peste est notre affaire à tous.

La créa­tion des légendes qui cir­culent si aisé­ment parmi les foules n’est pas seule­ment le résultat d’une cré­du­lité com­plète, mais encore des défor­ma­tions pro­di­gieuses que subissent les événe­ments dans l’imagination d’individus assem­blés. L’événement le plus simple vu par la foule est bientôt un événe­ment défi­guré. Elle pense par images, et l’image évoquée en évoque elle même une série d’autres sans aucun lien logique avec la pre­mière, Nous conce­vons aisé­ment cet état en son­geant aux bizarres suc­ces­sions d’idées où nous conduit par­fois l’évocation d’un fait quel­conque. La raison montre l’incohérence de pareilles images, mais la foule ne la voit pas ; et ce que son ima­gi­na­tion défor­mante ajoute à l’événement, elle le confondra avec lui. Incapable de séparer le sub­jectif de l’objectif, elle admet comme réelles les images évoquées dans son esprit, et ne pos­sé­dant le plus sou­vent qu’une parenté loin­taine avec le fait observé.

Du moment qu’ils sont en foule, l’ignorant et le savant deviennent égale­ment inca­pables d’observation.

Gustave Le Bon, « Psychologie des foules », (1895).

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l’instinct de troupeau

sugaar
9 octobre 2009

Comprendre la foule, c’est com­prendre com­ment la mani­puler. Il s’agit de cap­turer l’âme collective.

Nous avons dit qu’un des carac­tères géné­raux des foules est une sug­ges­ti­bi­lité exces­sive, et montré com­bien, parmi toute agglo­mé­ra­tion humaine, une sug­ges­tion est conta­gieuse ; ce qui explique l’orientation rapide des sen­ti­ments vers un sens déterminé.

Gustave Le Bon, Psychologie des foules, 1895

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Qu’est-ce que la propagande ?

sugaar
8 octobre 2009

La pro­pa­gande désigne un ensemble d’actions psy­cho­lo­giques effec­tuées par une ins­ti­tu­tion ou une orga­ni­sa­tion pour endoc­triner une popu­la­tion et la faire agir d’une cer­taine manière. Les tech­niques de pro­pa­gande modernes reposent sur les recherches conduites dans le domaine de la psy­cho­logie, de la psy­cho­logie sociale et dans celui de la com­mu­ni­ca­tion. De manière sché­ma­tique, elles se concentrent sur la mani­pu­la­tion des émotions, au détri­ment des facultés de rai­son­ne­ment et de jugement.

L’apparition des médias de masse, les guerres mon­diales et la pro­mo­tion de l’individu dans les sys­tèmes poli­tiques, ont déter­miné les tech­niques de pro­pa­gande uti­li­sées actuel­le­ment. De manière plus dif­fuse mais non moins impé­rieuse, la pro­pa­gande peut aussi cher­cher à faire adhérer l’individu et les masses à un ensemble d’idées et de valeurs, à les mobi­liser, bref à les inté­grer dans une société donnée.

C’est ainsi qu’en temps de guerre ou de période insur­rec­tion­nelle peut être mis en place un sys­tème d’embrigadement sous forme de « pro­pa­gande d’agitation », qui cherche avant tout à pro­vo­quer l’action. La plu­part des tech­niques de pro­pa­gande reposent sur une bonne uti­li­sa­tion de l’émotivité de l’auditoire.

La peur : un public qui a peur est en situa­tion de récep­ti­vité pas­sive, et admet plus faci­le­ment l’idée qu’on veut lui inculquer.

Appel à l’autorité : citer des per­son­nages impor­tants pour sou­tenir une idée, un argu­ment, ou une ligne de conduite.

Témoignage : les témoi­gnages sont des men­tions, dans ou hors du contexte, pour sou­tenir ou rejeter une poli­tique, une action, un pro­gramme, ou une per­son­na­lité donnée. La répu­ta­tion de l’individu mis en avant est aussi exploitée. Les témoi­gnages marquent du sceau de la res­pec­ta­bi­lité le mes­sage de propagande.

Effet mou­ton­nier : cet appel tente de per­suader l’auditoire d’adopter une idée en insi­nuant qu’un mou­ve­ment de masse irré­sis­tible est déjà engagé ailleurs pour cette idée.

Redéfinition, révi­sion­nisme : consiste à redé­finir des mots ou à fal­si­fier l’histoire de façon partisane.

Obtenir la désap­pro­ba­tion : cette tech­nique consiste à sug­gérer qu’une idée ou une action est adoptée par un groupe adverse, pour que l’auditoire désap­prouve cette idée ou cette action sans vrai­ment l’étudier.

Généralités éblouis­santes et mots ver­tueux : les géné­ra­lités peuvent pro­vo­quer une émotion intense dans l’auditoire. Par exemple, faire appel à l’amour de la patrie, à la liberté,  à la jus­tice, à l’honneur,  etc., permet de tuer l’esprit cri­tique de l’auditoire. Même si ces mots et ces expres­sions sont des concepts dont les défi­ni­tions varient selon les indi­vidus, leur conno­ta­tion est tou­jours favo­rable. De sorte que, par asso­cia­tion, les concepts et les pro­grammes du pro­pa­gan­diste seront perçus comme tout aussi gran­dioses, bons, sou­hai­tables et vertueux.

Imprécision inten­tion­nelle : il s’agit de rap­porter des faits en les défor­mant ou de citer des sta­tis­tiques sans en indi­quer les sources. L’intention est de donner au dis­cours un contenu d’apparence scien­ti­fique, sans per­mettre d’analyser sa vali­dité ou son applicabilité.

Transfert : cette tech­nique sert à pro­jeter les qua­lités posi­tives ou néga­tives d’une per­sonne, d’une entité, d’un objet ou d’une valeur  sur un tiers, afin de rendre cette seconde entité plus (ou moins) accep­table. Cette tech­nique est uti­lisée, par exemple, pour trans­férer le blâme d’un camp à l’autre, lors d’un conflit.

Simplification exa­gérée : ce sont des géné­ra­lités employées pour fournir des réponses simples à des pro­blèmes sociaux, poli­tiques, écono­miques, ou mili­taires complexes.

Quidam : pour gagner la confiance de son audi­toire, le pro­pa­gan­diste emploie le niveau de lan­gage et les manières (vête­ments, gestes) d’une per­sonne ordi­naire. Par pro­jec­tion, l’auditoire est aus­sitôt plus enclin à accepter les posi­tions du pro­pa­gan­diste, puisque celui-ci lui ressemble.

Stéréotyper ou étiqueter : cette tech­nique uti­lise les pré­jugés et les sté­réo­types de l’auditoire pour le pousser à rejeter l’objet de la cam­pagne de propagande.

Bouc émis­saire : en jetant l’anathème sur un indi­vidu ou un groupe d’individus, accusés à tort d’être res­pon­sables d’un pro­blème réel (ou sup­posé), le pro­pa­gan­diste peut éviter de parler des vrais res­pon­sables, et n’a pas à appro­fondir le pro­blème lui-même.

Slogans : un slogan est une brève expres­sion, facile à mémo­riser et donc à recon­naître, qui permet de laisser une trace dans tous les esprits.

Glissement séman­tique : tech­nique consis­tant à rem­placer une expres­sion par une autre afin de la vider de son contenu émotionnel et de son sens. Le glis­se­ment séman­tique peut à l’inverse ren­forcer la force expres­sive pour mieux émou­voir l’auditoire. Exemples :  « dom­mages col­la­té­raux » à la place de « vic­times civiles », « péda­gogie pré­ven­tive » à la place de « répres­sion poli­cière », « inter­ven­tion huma­ni­taire pré­ven­tive » à la place d’« intervention militaire ».

Au vu de tout cela, peut-on parler de pro­pa­gande en France ?

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videosurveillance

Que se passe-t-il au pays de Big Brother ? Des caméras, encore des caméras, tou­jours des caméras. Globalement inof­fen­sives, dit-on. Et pourtant…

Présenté comme un jeu, le site bri­tan­nique Internet Eyes promet de brouiller un peu plus la fron­tière entre la sur­veillance à outrance et le voyeu­risme gra­tuit. Son slogan ? Attrapez un cri­minel en ligne !

Dépoussiérant le vieux concept du gen­darme et des voleurs, Internet Eyes pro­po­sera bientôt aux inter­nautes de jouer aux jus­ti­ciers mas­qués sans quitter leurs canapés. Il leur suf­fira de scruter sur leur ordi­na­teur les flux vidéos de cen­taines de caméras de sécu­rité, et de cli­quer au bon moment. Les joueurs vigi­lants rece­vront une petite récom­pense pour chaque délit repéré tandis que le plus zélé d’entre eux rem­por­tera la cagnotte à la fin de chaque mois.

Transformer le citoyen lambda en auxi­liaire de police n’est pas une idée neuve.
Partout, la dénon­cia­tion est pré­sentée comme un devoir civique et le silence comme une preuve de com­pli­cité. Gardons les yeux ouverts, la sécu­rité est l’affaire de tous, la dénon­cia­tion est un devoir répu­bli­cain… Utilisé à outrance, l’appel à la vigi­lance révèle la mise en place d’un sys­tème para­po­li­cier où chacun peut s’offrir, à moindre frais, un cer­tain pou­voir de nuisance.

En France, le glis­se­ment vers la déla­tion est subtil mais réel. Cela va du cour­rier envoyé à la caisse d’allocations fami­liales aux patrouilles noc­turnes entre voi­sins, où l’on traque les fla­grants délits comme cer­tains vont à la chasse.
Dans la rubrique des faits-divers, la satis­fac­tion mor­bide de ceux qui n’ont fait que leur devoir se mêle à l’humilité feinte de ceux qui n’ont écouté que leur cou­rage. Nous sommes tous des héros qui s’ignorent…

En élevant la déla­tion au rang de diver­tis­se­ment, Internet Eyes cris­tal­lise l’instant tra­gique où le Panem et cir­censes rem­place toute notion de véri­table devoir civique.

Les som­nam­bules, eux aussi, marchent les yeux ouverts.

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Edward Bernays a été l’un des pre­miers à déve­lopper des méthodes uti­li­sant le sub­cons­cient des foules pour les mani­puler. Inventeur des rela­tions publiques dès la pre­mière Guerre mon­diale, il écri­vait en 1928 dans son livre Propaganda :

 » La mani­pu­la­tion consciente et intel­li­gente des habi­tudes et des opi­nions orga­ni­sées des masses est un élément impor­tant dans une société démo­cra­tique. Ce méca­nisme invi­sible de la société constitue un gou­ver­ne­ment invi­sible qui est le véri­table pou­voir diri­geant de notre pays. »

Créer l’illusion d’un danger immi­nent, feindre le désordre pour imposer une cer­taine idée de l’Ordre, offrir du pain pour calmer les ventres que l’on a affamé… Le but est de placer la cible dans une situa­tion de dépen­dance maté­rielle et psychologique.

Nous enten­dons le tic-tac d’une hor­loge et, en un ins­tant, nous dan­sons tous en rond. On invoquent les dieux, les héros et les traîtres. Blanc bonnet et bonnet blanc. Mais ces figures de cire n’ont pas été conçues pour qu’on les regarde gratis. Que nous vend-on vraiment ?

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