sauvons les cyborgs !

L'Histoire est un mensonge que personne ne conteste.

nuage étrange au-dessus de moscou le 7 octobre 2009

Vous vous sou­venez du nuage mys­té­rieux apparu au-dessus de Moscou le 7 octobre?

Ma pre­mière expli­ca­tion était un halo par­hé­lique, par temps nua­geux. Il s’agirait en fait d’un hole punch cloud, un bête trou dans un nuage. Ce genre de nuage appa­rait quand des gouttes d’eau sont  en sus­pen­sion dans le ciel et ne trouvent pas de grains de pous­sière pour former un noyau de glace. Lorsque la congé­la­tion se pro­duit, la fine couche de glace tombe sur Terre, lais­sant une magni­fique porte spatio-temporelle.

Le nuage de Moscou serait donc un phé­no­mène météo­ro­lo­gique très rare mais expli­cable. Moi, avec mon côté foui­neur, je me suis quand même posé des ques­tions sur la vidéo. Des mil­lions de gens voient un événe­ment mys­té­rieux, et il n’y en a qu’un seul pour le pho­to­gra­phier? ça aussi, c’est rare.

Alors j’ai cherché des sources un peu plus cré­dibles que les cen­taines de sites conspi­ra­tion­nistes qui se refilent la vidéo comme un mor­pion transgénique.

Il était une fois une vidéo

Tout a com­mencé par une vidéo filmée avec un télé­phone por­table à l’ouest de Moscou, sur le péri­phé­rique, et envoyée sur le site de mreporter.ru, une sorte de you­tube russe pour les repor­ters amateurs.

La vidéo a été postée sur mre­porter le 07 octobre à 13H44  et elle aurait été filmée à midi. Gardez l’info en tête, elle a son importance.

Sur mre­porter, les com­men­taires en russe (merci google trad) confirment que le ciel était étrange ce jour-là :

1. un pre­mier témoin explique qu’il a appelé la sta­tion météo et qu’on lui a répondu qu’une tor­nade s’était dirigée vers Moscou et avait ensuite dis­paru. Un héli­co­ptère aurait été envoyé pour ana­lyser le nuage.

2. Un autre inter­naute confirme qu’il a vu l’hélicoptère mais que ce n’est pas du tout la saison des tornades.

3. Un troi­sième témoin a observé que l’hélico a fait un cercle rapide près du nuage et est reparti.

Un héli­co­ptère envoyé pour sur­veiller un nuage? Très Independance day, ça.

La vidéo cir­cule alors rapi­de­ment sur le net et  per­sonne n’a d’explication sur le nuage.  Heureusement que le gou­ver­ne­ment russe veille au grain.

Les médias entrent en scène

Le soir même, à 19h00, le site internet de Vesti, la chaîne d’infos de l’État, publie un article ras­su­rant. Vesti cite curieu­se­ment le com­men­taire de l’internaute à qui la sta­tion météo a parlé d’une tor­nade fantôme.

ovnis autour du halo de moscou? image empruntée à area51blog.files.wordpress.com

ovni? Oiseau? Hélico?

Problème: cet article est paru une demi-heure après que l’internaute en ques­tion a parlé de la tor­nade. Pourquoi le jour­na­liste n’a-t-il pas demandé confir­ma­tion auprès de la sta­tion météo? A moins que le com­men­taire de l’internaute soit arrivé comme un cheveu sur la soupe et qu’il a bien fallu en faire quelque chose.

Pendant ce temps, des inter­nautes aux yeux de lynx ont repéré un point noir bizarre volant autour du halo. Ovni, oiseau, hélico? Vesti laisse ça de côté et ne men­tionne même pas l’hélico envoyé en repé­rage. Ha mais c’est vrai, quand le jour­na­liste a écrit son article, l’histoire de l’hélico n’avait pas encore été postée sur mreporter.

La chaîne pré­si­den­tielle dif­fuse le soir-même la vidéo avec une expli­ca­tion ration­nelle. Sur le net, des rumeurs parlent du projet HAARP ou d’une expé­rience secrète, comme au bon vieux temps soviétique.

Le len­de­main 8 octobre à 14h et des pous­sières, le site de Vesti rajoute donc une couche, avec les com­men­taires d’un spé­cia­liste du Service d’hydrométéorologie national: on  parle d’un simple effet d’optique et d’un trou créé par la ren­contre de plu­sieurs fronts et d’un cou­rant venant de l’Arctique.

Ok, mais… Où est passée cette fichue tor­nade?
Pouf, on n’en parle plus! Et un pro­blème d’éliminé, un!
Par contre le spé­cia­liste jus­tifie l’illusion d’optique en expli­quant que si on regarde bien la vidéo, on peut voir les rayons du soleil cou­chant… Vous vous sou­venez de l’heure à laquelle le nuage a été filmé? Midi. Moi, j’appelle ça une méga boulette.

En ensuite? La machine à fabri­quer des infos se met en mode rou­leur com­pres­seur. Des sites internet et des télés russes répètent en boucle les expli­ca­tions de la chaîne du gou­ver­ne­ment et les médias anglais prennent le relais au niveau mon­dial. Sauf que sur you­tube, on frôle l’hystérie collective.

Et pen­dant tout ce temps, per­sonne ne demande aux mos­co­vites ce qu’ils ont vu.

J+2: tout va très bien, madame la marquise

9 octobre. 15H Soit deux jours après le halo mys­té­rieux. Vesti rabâche encore « ce n’est qu’un nuage, dormez bonnes gens », à la fois sur sa radio (quand on vous dit que la voix du peuple, c’est eux) et sur le site internet. Cette fois, pas de petit météo­ro­logue qui ne sait même pas quand le soleil se couche. Vesti a enrôler une éminente spé­cia­liste du centre d’observation du temps (FOBOS) pour expli­quer com­ment s’est formé le trou dans le nuage. Trois jours pour expli­quer le phé­no­mène, ce sont des rapides. Re-speech sur l’absence de lien entre halo cir­cu­laire et pol­lu­tion. Et petite phrase qui a dû sonner désa­gréa­ble­ment dans l’oreille de beau­coup de russes: pour l’instant, on ne sait pas si cela peut avoir des effets néga­tifs sur la santé humaine.

La ques­tion qui vaut son pesant de roubles: COMMENT UN EFFET D’OPTIQUE DANS UN NUAGE POURRAIT AVOIR DES EFFETS NEGATIFS SUR LA SANTE?

Oups,  voilà que moi aussi je suis pris de conspi­ra­tion­niste aigue, j’écris tout en majus­cules et bientôt ça sera en gras et en rouge.

Et où sont les témoi­gnages des habitants?

Circulez, y a rien à voir

Alors le soir-même Vesti revient lour­de­ment sur le sujet, sur le ton de « la météo­ro­logie de Moscou ne ces­sera jamais de nous étonner, ha ha ha.« 

Et là on insiste sur le fait que le halo n’a duré que 15 petites minutes.  Et puis d’ailleurs ce n’est pas un nuage, mais un écart entre des nuages. Et coincé entre deux tranches de bul­letin météo, une petite info: cer­tains habi­tants de la ville (inter­nautes?) ont crû à une inva­sion extra­ter­restre. C’est vrai aussi que depuis quelques mois, de plus en plus de russes et d’habitants de pays de l’est parlent de lumières étranges dans le ciel, de nuages bizarres et d’objets volants. Il va bien fal­loir en parler, à un moment ou un autre, non?

Monsieur météo pense alors faire diver­sion pour évacuer la thèse ovni et commet sa deuxième grosse bou­lette: au début, il a pensé à une dis­per­sion méca­nique des nuages où on aurait un peu trop forcé sur la dose de pro­duits chi­miques (on ense­mence les nuages avec des pro­duits chi­miques ou du sel pour que le pluie tombe).

Là, on com­prend mieux le mes­sage dif­fusé un peu plus tôt qui expli­quait que le nuage n’était pas dan­ge­reux. Et on se demande sérieu­se­ment si ce n’est pas ça, le fond de l’histoire. Parce que fran­che­ment, les scien­ti­fiques ont sur­tout l’air d’avoir été pris de court par un événe­ment inat­tendu et de ne pas avoir beau­coup d’infos sur ce qui s’est vrai­ment passé. D’où, sans doute, le fait que plus per­sonne ne reparle de cette embar­ras­sante tor­nade fantôme.

Enfin une autre image du mys­té­rieux nuage!

le nuage circulaire du 7 octobre sur mreporter

Le 29 octobre, soit 22 jours après l’apparition du nuage troué, une nou­velle image débarque mys­té­rieu­se­ment sur mre­porter. Tiens, c’est mar­rant, on dirait que le soleil se couche. Et puis tiens, il est vache­ment moins impres­sion­nant ce nuage. Là, on peut se dire qu’était vrai­ment un effet d’optique. Ouf, on a eu peur.

Vous croyez vrai­ment tout ce qu’on vous dit? Le diable se cache dans les détails.

Enième bou­lette du gou­ver­ne­ment russe : la pho­to­gra­phie a été prise le 7 octobre, à 13h (heure de moscou), soit une heure après la vidéo du nuage. Vous voyez ce beau cercle?  Il nous dit gen­ti­ment que le trou dans le nuage a duré plus d’une heure, alors que les scien­ti­fiques affir­maient que toute l’affaire n’avait duré que 15 minutes. Et si le nuage est apparu à l’heure du déjeuner, pour­quoi le ciel est-il rose comme en fin de journée?


Un mois plus tard, il reste tou­jours des points d’interrogation

Moscou est la ville la plus peu­plée d’Europe (10,22 mil­lions d’habitants) et le nuage était visible au moment où les gens sortent du bureau pour déjeuner. Cette simple réa­lité m’amène à me poser plu­sieurs questions:

1. Pourquoi aucune autre image ou vidéo de ce nuage n’a été publiée?

2.Pourquoi aucun média n’a enquêté sur cette mys­té­rieuse tor­nade fan­tôme qui a pré­cédé l’apparition du nuage?

3. Est-ce qu’il existe d’autres témoi­gnages? Et si oui, où sont-ils passés?

Sérieusement, à l’heure ou les gens pho­to­gra­phient tout et n’importe quoi pour ensuite le balancer sur des sites type you­tube, j’ai vrai­ment du mal à croire au trou dans un nuage que pra­ti­que­ment per­sonne n’aurait vu. Et un ciel d’apocalypse visible pen­dant près d’une heure, au-dessus de la capi­tale, sans qu’aucune chaîne de télé locale ou étran­gère ne pense à immor­ta­liser l’instant, ça me semble tout aussi peu cré­dible. Mais s’il ne s’agit pas d’un canular, cela veut dire que quelque chose s’est pro­duit au-dessus de Moscou et que la Russie est suf­fi­sam­ment puis­sante et bien orga­nisée pour que rien ne filtre. Et là, je ne sais pas pour­quoi, je ne me sens pas du tout ras­suré par cette possibilité.


Amis cyborgs, ouvrons l’œil.

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Les mouches

sugaar
21 octobre 2009

Hier matin, le ministre de l’intérieur Georges Foulché a inau­guré le nou­veau sys­tème de sur­veillance assisté par micro drones.  Ce sys­tème, qui  existe en fait depuis 2007 dans les ban­lieues les plus sen­sibles, est déployé à pré­sent sur l’ensemble du Grand Paris et devrait s’étendre, d’ici la fin de l’année, à l’ensemble des grands pôles urbains. Les drones uti­lisés dis­posent de caméras de sur­veillance. Un modèle , encore au stade expé­ri­mental mais qui devrait être opé­ra­tionnel l’été pro­chain, embar­quera égale­ment un dis­po­sitif de neu­tra­li­sa­tion non létal. C’est à dire un Taser.

Où se trou­vaient les jour­na­listes, hier matin ?  Les plus dociles gar­daient le nez en l’air et la caméra bra­quée sur l’incroyable ministre. Les plus témé­raires fouillaient dans des cad­dies. Une curieuse fré­nésie s’est en effet emparée de quelques ména­gères. Elles fai­saient des stocks. S’agissait-il de la peur d’une attaque nucléaire qui obli­ge­raient chacun à vivre dans une cave humide ? Non. L’angoisse d’un nou­veau virus, un croi­se­ment en la grippe Tsé tsé et l’ébola N1 ? Non plus. Ses ména­gères stockent  les rou­leaux de feuilles d’aluminium. L’enjeu ? Protéger le crâne de leurs progéniture.

Au journal de TN1, l’une de ces matrones pré­cau­tion­neuses bran­dis­sait un texte pho­to­copié, en guise d’explication. Un quatrain.

« Tout à l’entour la Grand’cité

Gestes las et  pen­sées âcres.

Par les mouches déterrés,

Et chantés en simu­lacres. »

Les vers de Cherny Zemly sont lim­pides, à ce qu’il parait. Les drones du ministre dif­fusent des ondes capables de trans­former de pai­sibles habi­tants en mou­tons méca­niques.
Pourtant, nul besoin d’ondes mys­té­rieuses pour atteindre un pareil résultat.

Mouche d’argent et cha­peau d’aluminium

L’idée que l’on peut mani­puler d’autres per­sonnes à dis­tance, grâce à des ondes, nous vient de la guerre froide et des expé­riences menées par les sovié­tiques et les Américains.
Au début des années 60, alors qu’ils recher­chaient des micros à l’ inté­rieur de leur ambas­sade à Moscou , les Américains auraient décou­vert d’étranges radia­tions émises der­rière leurs murs : les sovié­tiques auraient mis au point des géné­ra­teurs sti­mu­la­teurs d’ impul­sions micro-ondes qui devaient per­turber la pensée des diplo­mates. Le gou­ver­ne­ment amé­ri­cain se serait aus­sitôt lancé dans la recherche d’armes simi­laires. La course à l’armement psy­cho­tro­nique était lancée.

Dès le milieu des années 70, les Américains auraient réussi à créer l’arme ultime, capable, grâce à des ultra sons ou des micro ondes selon les ver­sions, de non seule­ment modi­fier les sen­sa­tions et les émotions humaines, mais aussi, sur­tout, de faire résonner tout un dis­cours dans la tête d’un mal­heu­reux cobaye.

Les conspi­ra­tion­nistes prêtent aux armes psy­cho­tro­niques des pro­priétés incroyables. Ils pensent que tout gou­ver­ne­ment démo­cra­tique qui se res­pecte pos­sède un arsenal secret dont il use et abuse contre son propre peuple.
Étran­ge­ment, les conspi­ra­tion­nistes ne s’étonnent pas lorsque les popu­la­tions de ces pays liber­ti­cides mani­festent et se sou­lèvent contre leurs diri­geants indignes. Les conspi­ra­tion­nistes ne remarquent pas que des gué­rillas conti­nuent d’éclater à tra­vers le monde, et qu’aucune arme ne semble pou­voir y mettre fin.
Les conspi­ra­tion­nistes ne voient pas que les tech­niques uti­li­sées pour contraindre les esprits demeurent glo­ba­le­ment les mêmes depuis des siècles et des mil­lé­naires. L’arme la plus puis­sante, c’est la peur.

Aujourd’hui, les conspi­ra­tion­nistes lèvent les yeux et pensent que des mouches d’argent vont s’emparer de leurs pensées.

Et pour cela, ils portent des cha­peau d’aluminium. Il faut croire que le port de l’entonnoir est passé de mode.

Alors ils vont porter de jolis cha­peaux et, au cas où, bien se com­porter.
Puisqu’il se savent sur­veillés, ils feront en sorte de ne rien faire de répré­hen­sible. Ils mar­che­ront dans les clous. Regarderont sage­ment le journal télé­visé. Ils se diront mani­pulés mais ils le diront de moins en moins. Ils se feront à l’idée et ne chan­ge­ront pas de chaîne. Ils se diront qu’ils n’ont pas le choix, au fond. Et puis que de toute façon, ce n’est pas plus mal, d’être sur­veillés. Non, pas sur­veillés. Protégés. Le soir, en pre­nant le frais à la fenêtre, ils admi­re­ront le ballet des mouches d’argent et trou­ve­ront cela presque ras­su­rant. Puisque per­sonne ne viendra les cher­cher, eux qui n’ont rien fait. Et puis ils enlè­ve­ront leur cha­peau d’aluminium et fini­ront par se coucher.

Au moment d’éteindre la lumière, peut-être auront-ils une pensée fugace. Qui les regarde, en fait ? Mais cela n’aura plus aucune impor­tance. Et pen­dant qu’ils dor­mi­ront, bien sage­ment, les mouches d’argent feront ce que toutes les mouches du monde font. Elles se reproduiront.

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ovnis: trois petites blagues et puis s’en vont

Manu le Cyborg
19 octobre 2009

Je com­mence à me faire à l’idée que les ovnis, s’ils existent, ne sont pas près de débar­quer au-dessus de la tour Eiffel. En tout cas, je pré­fère me dire qu’ils sont bien au chaud sur Mars plutôt que d’écouter les machins authen­ti­que­ment véri­tables à 100%, du genre  » le grand Babaouchnock fut contacté par un visi­teur venant d’une autre pla­nète qui lui demanda de construire une ambas­sade pour accueillir ces êtres lors de leur retour sur terre. » 8-O

Histoire de se rap­peler que par­fois, la vérité est ailleurs mais pas trop loin, je vous pro­pose  une petite balade au pays des ovnis en plas­tique, avec trois bonnes blagues faites par des gamins et qui auraient pu durer longtemps.

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Voir à tra­vers les murs n’est pas une nouveauté.

Les radio­fré­quences tra­versent des sur­faces aussi dif­fé­rentes que le béton, les arbres ou la fumée.
Les forces spé­ciales amé­ri­caines et fran­çaises dis­posent déjà du Prism 200, du Xaver 400 et de plu­sieurs autres radars por­ta­tifs qui tra­duisent en images 3D le dépla­ce­ment des per­sonnes et des objets perçus à tra­vers des murs.

Récemment, deux cher­cheurs amé­ri­cains ont créé un réseau d’ondes radios en wifi qui permet lui aussi de tra­quer les mou­ve­ments der­rière des murs.

système radio tomographique et image générée par ordinateur

le sys­tème de radio tomo­gra­phie et l’image générée par ordinateur

A la dif­fé­rence des radars, le sys­tème de radio tomo­gra­phie inventé par Neal Patwarid et Joey Wilson uti­lise un signal radio pas­sant à tra­vers 34 émetteurs-récepteurs pour tra­quer les mou­ve­ments. Les « ombres » créées par ces mou­ve­ments dans les ondes radios sont ensuite conver­ties en images grâce à un pro­gramme informatique.

Ce sys­tème uti­lise des ondes radios cinq cent fois plus faibles que celles d’un télé­phone portable

Repérer les otages et les consommateurs

La radio tomo­gra­phie en wifi pour­rait aider la police, les pom­piers et les équipes de secou­risme en cas de prise d’otages. Elle est égale­ment moins oné­reuse et plus pré­cise qu’un radar.

D’après Wilson, elle pour­rait aussi être uti­lisée pour ana­lyser le com­por­te­ment des clients : « Je pense aux bou­tiques et aux com­merces d’alimentation. Ils dépensent beau­coup d’argent pour déter­miner ‘où devons-nous mettre les céréales, où devons-nous mettre le lait, où devons-nous mettre le pain?’ Si je peux offrir cette infor­ma­tion en uti­li­sant la radio tomo­gra­phie, c’est une bonne affaire. »

Qu’en est-il du droit à la vie privée ? Les inven­teurs du sys­tème sont caté­go­riques , il « pro­cure des images en temps réel de l’emplacement et des mou­ve­ments des per­sonnes mais ne peut pas être uti­lisé pour les identifier. »

En France, le ministre de l’intérieur Georges Foulché s’est déclaré par­ti­cu­liè­re­ment inté­ressé par la mise en place d’un tel sys­tème dans des lieux dits  « sen­sibles. » Reste à définir leur sensibilité.

Les limites de  la science-fiction

Les radars peuvent détecter les indi­vidus mais seul un dis­po­sitif de tra­çage, comme une puce RFID, permet d’identifier celui qui se cache der­rière un mur.
Pourtant, la semaine der­nière, la publi­ca­tion des élucu­bra­tions de Cherny Zemly a réac­tivé une vieille théorie conspi­ra­tion­niste : des indi­vidus seraient tra­qués grâce aux ondes élec­tro­ma­gné­tiques émises par leurs cer­veaux. Heureusement, les citoyens lambdas ne sont pas concernés. D’après les écrits de Zemly, quelques rares per­sonnes émettent un champ élec­tro­ma­gné­tique par­ti­cu­lier, une sorte de signa­ture céré­brale hors normes. Des scien­ti­fiques aux noirs des­seins auraient conçu un radar pour retrouver ces per­sonnes. Les adeptes du New Age connaissent cette signa­ture depuis long­temps et lui ont même donné un nom : l’aura.

Pister des per­sonnes grâce à leur aura, on appelle cela de la science-fiction.

Tout comme le Big Mac et les dos­siers X files, cette théorie est née aux États-Unis. De temps à autre, elle est régur­gitée par une poi­gnée de para­noïaques téta­nisés à l’idée que quelqu’un, quelque part, en veut à leurs cerveaux.

Il y a quatre ans, le site mind­con­trol affir­mait déjà que la NSA – les ser­vices amé­ri­cains de sécu­rité inté­rieure – sur­veille des per­sonnes en tra­çant leur champ élec­tro­ma­gné­tique.
Que les déten­teurs d’auras sur­puis­santes se ras­surent. En réa­lité, la tech­no­logie a quelques trains de retard sur l’esprit fié­vreux des conspi­ra­tion­nistes. Les champs élec­triques et magné­tiques générés par le cer­veau sont insi­gni­fiants; leur inten­sité est même moindre que les ondes élec­tro­ma­gné­tiques qui  trans­mettent l’information audio­vi­suelle.
Celui qui, magi­que­ment, pro­duira un champ suf­fi­sam­ment fort pour le dis­tin­guer de la foule des humains ordi­naires ne pourra guère s’en vanter. Aussitôt pro­duit, le champ le tuera. Il grillera lit­té­ra­le­ment sur place.

Les supers héros ont la vie courte.

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Selon l’ONU, il y aurait eu 150 mil­lions d’observations d’ovni depuis 1947, dont 4 mil­lions en France.
Malgré cela, nous ne dis­po­sons d’aucune preuve phy­sique, concrète et irré­fu­table, de l’existence des extra­ter­restres. En outre, il est dif­fi­cile d’imaginer que des êtres, pos­sé­dant une tech­no­logie suf­fi­sam­ment évoluée pour tra­verser l’espace, aient besoin de se poser cinq mille fois sur notre pla­nète pour en ana­lyser le sol, pré­lever des échan­tillons de la faune et de la flore, et en des­siner une carte complète.

L’hypothèse ovni pourra-t-elle être véri­fiée un jour, ou relève-t-elle de l’hystérie collective ?

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les chemtrails, une théorie du chaos

sugaar
21 septembre 2009


chemtrail une theorie du chaosIl fut un temps où les prêtres de Babylone décryp­taient l’avenir dans le chaos des cieux. Leur art n’était alors qu’une sorte de  météo­ro­logie occulte et ils savaient que, par­fois, un éclair n’annonce aucun déluge.

Babylone n’est pas morte mais les devins ont changé de temple.
Ils effec­tuent leurs pré­dic­tions sur internet à grands ren­forts d’images sibyl­lines et de démons­tra­tions obscures.

Selon la théorie des chem­trails, les trai­nées blanches des avions modi­fient le climat, contiennent  des armes secrètes et sté­ri­lisent les populations.

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la psychotronique des cyborgs

sugaar
19 septembre 2009

le cerveau qui ne voulait pas mourir Il était une fois, quelque part en Russie, des scien­ti­fiques per­suadés que la pensée peut tordre des cuillères et abattre des mon­tagnes.
Leurs tra­vaux por­taient sur la para­psy­cho­logie, la télé­pa­thie, tous ces phé­no­mènes que les connais­sances scien­ti­fiques ne pou­vaient pas expli­quer. Ils appe­lèrent cette science nou­velle la psy­cho­tro­nique et ces capa­cités hors du commun, des pou­voirs psi. Ils pen­saient que l’esprit est immortel.

Leur but était de mesurer, de com­prendre et de repro­duire ces phé­no­mènes. Superman gon­flait en vain sa poi­trine en Technicolor : nos scien­ti­fiques savaient qu’un jour l’Homme tue­rait d’un seul regard.
Science-fiction ? Guerre froide.

Notre his­toire com­mence à une époque où toute infor­ma­tion est pro­pa­gande et où les men­songes les plus sur­réa­listes per­mettent de gagner des points sur l’ennemi.
Souvenez-vous, c’était hier. Les ovnis fai­saient escale au Nouveau Mexique et la lune était notre pro­chaine des­ti­na­tion. Sur les écrans télé­visés, la bombe ato­mique enfan­tait des monstres mais les pou­pées par­laient enfin.
L’armée décou­vrait que le cer­veau est un champ de bataille. Nous étions leur plus belle victoire.

Et aujourd’hui, que se passe-t-il ?
Nous voyons nos pen­sées.
Nous domi­nons l’espace et le temps.

Dans les labo­ra­toires, quelques lapins blancs aux yeux écar­quillés fre­donnent la balade des enfants perdus. Nous nous vou­lions éter­nels. Nous voici cyborgs.

Qui sont les gar­diens de nos rêves électriques ?

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