Des scientifiques veulent éduquer les enfants en fonction de leurs gènes
Des scientifiques développent de nouvelles méthodes pour éduquer les enfants en fonction de leurs gènes.
Lors du symposium Decade of the Mind qui s’est tenu à Berlin il y a une dizaine de jours, des chercheurs ont proposé de nouvelles méthodes éducatives prenant en compte l’imagerie cérébrale, le séquençage génétique et le profil psychologique des élèves. En analysant la façon dont le cerveau de chaque enfant fonctionne lorsqu’il apprend, les chercheurs pensent pouvoir améliorer sa capacité à se concentrer sur une tâche.
Résumant avec enthousiasme le résultat de ces recherches, un professeur de l’université d’Ulm a déclaré que « si génotyper nos enfants avant la scolarisation peut aider les parents et les enseignants à décider comment mieux soutenir leur apprentissage et leur développement, je peux envisager que cela devienne une procédure standard dans le futur. »
Des tests scientifiques complexes pourraient alors permettre aux professeurs d’ajuster leur enseignement aux capacités des élèves. Le processus d’apprentissage commençant bien avant la scolarisation et se poursuivant durant l’adolescence, les enfants seraient suivis dès leur plus jeune âge.
Quelques voix s’élèvent cependant contre un projet mêlant fichage génétique et éducation.
Le psilogue québécois A. Jarry, connu pour ses travaux controversés faisant le lien entre patrimoine génétique et capacités psi, a ainsi déclaré : » Mes collègues sont de sacrés utopistes. Ce qu’on aura, ce sont des classes avec des sujets alpha et des gamins démotivés à qui on dira qu’ils sont génétiquement des bons à rien ! On a déjà connu ça et chez vous [en France] on le voit encore dans vos collèges de seconde zone. Et puis qui peut nous garantir que ces tests ne seront pas utilisés à d’autres fins ? Imaginez une armée de super soldats sélectionnés dès le berceau parce que les ondes de leur cerveau disent qu’ils sont hors du commun. On parle d’éducation mais au final ils feront de l’eugénisme. »