Il est vrai que nous vivons des Temps, nous dit-on, des Temps où les révoltes ne s’écrivent pas sur les murs et ne se crient pas dans la rue. Cela ne se fait plus, voyons. Il fait trop froid. C’est un temps anesthésique.
Il est vrai que si révolte il y a, si cela peut être encore possible, nul ne l’entend.
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« Et, au fait, quiconque, ayant conquis un État accoutumé à vivre libre, ne le détruit point, doit s’attendre à en être détruit. Dans un tel État, la rébellion est sans cesse excitée par le nom de la liberté et par le souvenir des anciennes institutions, que ne peuvent jamais effacer de sa mémoire ni la longueur du temps ni les bienfaits d’un nouveau maître. Quelque précaution que l’on prenne, quelque chose que l’on fasse, si l’on ne dissout point l’État, si l’on n’en disperse les habitants, on les verra, à la première occasion, rappeler, invoquer leur liberté, leurs institutions perdues, et s’efforcer de les ressaisir. »
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Comment fêter les quarante ans d’Internet ? En rappelant son origine militaire.
Entre le 5 et le 14 décembre, le DARPA (agence américaine pour les projets de recherche avancée de défense) a organisé une chasse au trésor pour examiner les rôles que jouent Internet et les réseaux sociaux dans la communication et la mobilisation des populations lors de situations critiques.
Il n’a fallu que deux heures aux cinq mille participants pour retrouver les dix ballons météorologiques rouges dispersés aux États-Unis.
Ironie ? Depuis soixante ans, le ballon météorologique est synonyme de leurre, pour les ufologues.
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Manu le Cyborg
23 novembre 2009

Vous vous souvenez du nuage mystérieux apparu au-dessus de Moscou le 7 octobre?
Ma première explication était un halo parhélique, par temps nuageux. Il s’agirait en fait d’un hole punch cloud, un bête trou dans un nuage. Ce genre de nuage apparait quand des gouttes d’eau sont en suspension dans le ciel et ne trouvent pas de grains de poussière pour former un noyau de glace. Lorsque la congélation se produit, la fine couche de glace tombe sur Terre, laissant une magnifique porte spatio-temporelle.
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« La police invite toute la population du secteur d’Elm Terrace à procéder comme suit : Que dans chaque rue chaque habitant de chaque maison ouvre sa porte côté rue ou côté jardin ou regarde à ses fenêtres. Le fugitif ne peut s’échapper si chacun regarde dehors dans la minute qui suit. Prêts ! «
Évidemment ! Comment n’y avaient-ils pas pensé plus tôt ? Pourquoi, depuis le temps, ne s’étaient-ils jamais essayés à ce petit jeu ? Tout le monde debout ! Tout le monde dehors ! On ne pouvait pas le rater ! Le seul individu à courir dans la ville plongée dans la nuit, le seul à mettre ses jambes à l’épreuve !
Ray Bradbury, Fahrenheit 451, 1953
Aujourd’hui, la France est le premier pays à avoir montré les dérives d’un système pseudo ludique combinant vidéo surveillance et présomption de culpabilité.
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Selon un récent rapport du gouvernement américain, les victimes de la grippe pourraient embouteiller le réseau internet, en multipliant les connexions « gourmandes » comme le téléchargement de vidéos ou les jeux en ligne. Il serait alors impossible de communiquer ou d’effectuer des transactions vitales pour la sécurité publique et l’économie.
Le département de la Sécurité Intérieure, chargé des télécommunications en cas d’urgence nationale, ne dispose cependant d’aucune stratégie pour faire face à une explosion des connexions à internet. L’état d’urgence ayant été déclaré le 24 octobre dernier, la saturation du réseau devrait donc être atteinte avant la mi-novembre.
Pour l’heure, les États-Unis restent les seuls à envisager sérieusement cette conséquence de l’épidémie de grippe.
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Puissance. L’individu capté par la foule est un héros ordinaire pour qui l’impossible n’existe pas.
Celui-ci, qui se croyait faible, se découvre invincible par la seule force du nombre. On le disait invisible et le voilà, partout, ivre de sa propre voix. Il n’est plus perdu. Il sait.
Je sais que tu sais que je sais qu’ils savent que nous savons… Puisqu’on nous le dit.
Contagion. Comme le prouvent les rumeurs toujours croissantes, les esprits s’allument sur la place.
Que scande-t-on, les soirs de grands bals ? Je suis le maître du jeu.
L’ennemi est désigné.
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