sauvons les cyborgs !

L'Histoire est un mensonge que personne ne conteste.

L’homme du futur est-il un cyborg ?

sugaar
23 septembre 2009

Réparer et amé­liorer notre corps est devenu à la fois un droit et une néces­sité. Une évidence.
L’évolution tech­no­lo­gique, cor­ri­geant les imper­fec­tions sup­po­sées de notre évolu­tion bio­lo­gique, n’est plus limitée que par d’éventuelles pro­blé­ma­tiques éthiques et morales, elles-mêmes constam­ment réac­tua­li­sées.
Le cyborg, orga­nisme à la fois arti­fi­ciel et naturel, serait la pro­chaine étape de notre évolution.

Les hommes auront un cer­veau « boosté » par des implants, à ce que l’on nous promet. Mais pour pou­voir com­mer­cia­liser en masse ces implants, il faudra d’abord que notre corps les accepte.

Pour l’instant, l’implant greffé sur notre cer­veau reste au stade expé­ri­mental. Nos cel­lules immu­ni­taires finissent tou­jours par iden­ti­fier le corps étranger et par sup­primer les connexions neu­ro­nales qui l’entourent. L’implant devient alors inca­pable de capter le moindre signal, tel un satel­lite perdu dans l’espace.

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concept I Think. Cliquez sur l’image pour l’agrandir.

Afin de contourner ce pro­blème, des cher­cheurs de l’université de Pennsylvanie, aux États-Unis, cultivent des neu­rones direc­te­ment sur des réseaux d’électrodes. Depuis 2007, ils ont ainsi réussi à créer de véri­tables câbles neu­ro­naux qui conduisent les impul­sions élec­triques dans les deux sens.
Les scien­ti­fiques pré­voient de connecter l’une des extré­mités de cette inter­face au sys­tème ner­veux humain et l’autre extré­mité à un implant.

Cela devrait être pos­sible en 2012.

Après avoir car­to­gra­phié nos connexions ner­veuses, il s’agira donc de les inté­grer dans un cyber-système ouvert et constam­ment évolutif. La carte pré­cè­dera le ter­ri­toire de notre corps, et l’engendrera.

Malgré les annonces spec­ta­cu­laires, le cyborg de 2020 ne sera sans doute pas un homme implanté. Les neu­rones culti­vées sur des élec­trodes ne vivent que quelques mois et les effets à long terme des greffes d’implants ne sont pas connus. Les deux seules solu­tions durables pour hacker notre sys­tème ner­veux res­tent les ondes élec­tro­ma­gné­tiques et les nano­ro­bots.
En Europe, la plu­part des cher­cheurs dans ce domaine uti­lisent l’électroencéphalographie. Les signaux sont plus faibles, mais l’absence d’intervention chi­rur­gi­cale a de nom­breux avan­tages. Les inter­faces hommes-machines qui seront com­mer­cia­li­sées en 2010 reposent toutes sur des mani­pu­la­tions des ondes céré­brales. Cette tech­nique dite non inva­sive peut aussi être contrôlée à dis­tance, sans même que le sujet en ait conscience. C’est le prin­cipe des armes psy­cho­tro­niques, per­met­tant de neu­tra­liser un ennemi sans le tuer.

Des cyborgs pri­son­niers d’un monde virtuel ?

La pro­messe du cyborg n’est pas seule­ment celle d’une jeu­nesse éter­nelle libérée des mala­dies et des infir­mités. En mani­pu­lant notre cer­veau, il deviendra  pos­sible de créer à volonté des émotions, des sen­sa­tions, des sou­ve­nirs. De flotter d’une illu­sion à l’autre et de gommer les fron­tières entre le vrai et le vrai­sem­blable. Mais n’est-ce pas déjà le cas?

Le contrôle de l’esprit reste la condi­tion sine qua non pour per­mettre l’avènement du nouvel Homme.

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