sauvons les cyborgs !

L'Histoire est un mensonge que personne ne conteste.

endormir la peur

sugaar
9 avril 2010

Au-delà de ce monde de colère et de larmes,
Ne plane que l’horreur de l’ombre.
Et pour­tant la menace du Temps
Me trouve et me trou­vera, sans peur.

William Ernest Henley, Invictus

Tous les ani­maux connaissent la peur. Et tous peuvent apprendre à nier l’évidence du danger.

Une  expé­rience conduite par des psy­cho­logues de l’université d’Austin, au Texas, a permis de guérir des rats dressés à asso­cier un son par­ti­cu­lier avec une décharge élec­trique.
La méthode est simple. D’abord, on rejoue le son, une seule fois, pour désta­bi­liser la mémoire. Aucune décharge élec­trique ne suc­cède au son. Une heure plus tard, on rejoue ce son de façon répé­ti­tive.
A la fin, les rats peuvent entendre le son sans avoir peur. Mieux : ils sont à pré­sent plus lents que d’autres rats pour réap­prendre à craindre la décharge élec­trique. Malgré la dou­leur, le son ne pro­duit chez eux qu’un sen­ti­ment de sécurité.

Ces cher­cheurs sou­haitent pour­suivre l’expérience avec des êtres humains.
Cela est inutile. Nous en connais­sons déjà le résultat.

Depuis l’Appel du 9 sep­tembre et la mise en place, par Simons et ses sbires, de mesures d’exception légi­ti­mant une sur­veillance géné­ra­lisée, nous vivons comme ces rats de labo­ra­toire.
D’abord, ils nous ont appris la peur. Une peur col­lec­tive et irra­tion­nelle, nous fai­sant voir des ennemis dans chacun de nos voi­sins. Elle a engendré une hys­térie digne des périodes les plus sombres de notre his­toire. Des femmes et des hommes, parce qu’ils récla­maient la vérité au sujet de Cherny Zemly, ont été désho­norés, pour­chassés, lyn­chés par les médias. Ils ont été aban­donnés par le peuple quand ils ne lut­taient que pour lui. Certains en sont morts.

Puis, par un fan­tas­tique tour d’illusionniste, le Nouvel Ordre nous a appris l’indifférence. Un calme inquié­tant a suc­cédé à la tem­pête. En quelques petits mois, les indi­vidus qui décident de notre avenir ont réussi à nous faire oublier que notre survie dépend de notre capa­cité à recon­naître les dan­gers qui nous menacent.

Nous refusons d'être des rats de laboratoire. Zemly vérité !Pour pou­voir nous sauver, il nous fau­drait, comme des rats de labo­ra­toire, réap­prendre à avoir peur. Mais il ne s’agit plus d’éprouver la peur imbé­cile de celui qui a peur de son ombre alors qu’il marche en pleine lumière.

Il est urgent de nous sou­venir de toutes ces routes mau­dites que nous avons prises et qui ne menaient nulle part.
La peur qui nous a saisi, enfin, lorsque nous avons com­pris que notre guide était aussi notre bour­reau, cette peur nous a sauvé. Elle nous a appris qu’il est par­fois néces­saire de mordre la main de son maître.

Pierre Anvers ne doit pas être mort pour rien.

Zemly vérité ! Nous devons retrouver l’homme à l’oiseau noir.

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l’absurde élixir du diable

sugaar
6 janvier 2010

aliceJe vois de l’absurde dans ma rue et dans ma vie.
Un pas­sage pour pié­tons menant à une porte condamnée, un employeur me deman­dant de cap­turer une licorne rose… L’absurde est ce qui n’a aucun sens.
Un jour seule­ment, une bulle d’irrationalité éclate.
Des figures de cire s’animent et le grin­ce­ment de leurs rouages devient un refrain moqueur : nous aussi, nous cou­rons pour rester à la même place.

L’absurde est cet élixir du diable qui nous permet de passer de l’autre côté du miroir. Le pour­quoi s’élève et tout com­mence dans cette las­si­tude teintée d’étonnement.


De l’autre côté du miroir, le hasard n’existe pas et notre exis­tence est pro­grammée par de nou­veaux dieux de l’Olympe. Cruels et insen­sibles, ils sont pour­tant ter­ri­ble­ment humains dans ce qu’ils recherchent : le pou­voir, l’argent, la sou­mis­sion sans ques­tion­ne­ment. Trop humains ? Nés sur une pla­nète loin­taine ou des­cen­dants d’une antique confrérie, ils ont le visage de nos tyrans disparus.

Les conspi­ra­tions fan­tas­mées et nos expé­riences his­to­riques coexistent à pré­sent dans une zone grise où dansent les ombres de nos marionnettistes.

Sommes-nous, encore et tou­jours, cette même foule aveugle ?

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La boîte de Pandore du projet haarp

Manu le Cyborg
17 décembre 2009

Hello amis cyborgs! Me voici de retour après quelques semaines d’absence. Et comme la der­nière fois, je vous pro­pose de regarder le ciel. Des nuages étranges aux phé­no­mènes météo inex­pli­qués, il se passe vrai­ment de drôles de choses là-haut. Et tout n’est pas la faute du réchauf­fe­ment cli­ma­tique.
Prenez le projet HAARP, par exemple.
C’est un peu le chou­chou des conspi­ra­tion­nistes en ce moment, avec la grippe H1N1.
Pour faire simple, le projet HAARP pro­jette d’envoyer une énorme onde élec­tro­ma­gné­tique vers  l’ionosphère. L’ionosphère est la couche élec­tri­que­ment chargée qui entoure l’atmosphère ter­restre. C’est notre seul bouclier.

Le rayon de HAARP sou­lè­vera vers des zones de l’ionosphère en les chauf­fant. L’énergie sera sto­ckée là jusqu’à ce que les mili­taires décident de la libérer. Les ondes élec­tro­ma­gné­tiques vont alors rebondir vers la terre et retomber sur tout ce qui bouge. C’est à dire sur nous.

La publi­cité de HAARP cherche à nous faire croire à un projet uni­ver­si­taire pour amé­liorer les com­mu­ni­ca­tions.
Les docu­ments mili­taires amé­ri­cains disent autre chose: HAARP vise à apprendre à « exploiter l’ionosphère à des fins de défense. » Tout ça pour notre propre bien. Dormez, bonnes gens…

C’EST UN SUPER RAYON DE LA MORT!!!

Vous vous sou­venez de ces braves cher­cheurs qui créèrent la bombe H? Bein c’est ce qui est en train de se repro­duire, ils vont donner un grand coup dans l’ionosphère  et voir ce qui se passe. Heu, la fin du monde?

D’après cer­tains scien­ti­fiques, on est à l’aube d’une catas­trophe à côté de laquelle le réchauf­fe­ment cli­ma­tique pas­sera pour un pet de chiot. Du van­da­lisme écolo­gique à grande échelle. Vous croyez qu’ils vont en parler, à Copenhague?

Vous vous sou­venez du halo lumi­neux dans le ciel en Russie et en Roumanie en octobre?  Je vous parie mon casque en alu que c’est un coup de HAARP et qu’il faut s’attendre à d’autres joyeu­setés en 2010, trem­ble­ments de terre et boules de feu dans le ciel.

Mais ça, c’est que la face visible de l’iceberg.  Dans les années 70, l’armée de l’air amé­ri­caine avait dou­ce­ment rêvé d’un grand sys­tème de mani­pu­la­tion des ondes céré­brales (le mind control) grâce aux radio fré­quences pul­sées. Il parait que ce sys­tème n’a pas été réa­lisé, mais c’est la même tech­no­logie que pour HAARP.  Et je sais qu’en France, il y en a qui nous prennent pour des cobayes. Rigolez pas, moi aussi je croyais que c’était des salades mais j’ai décou­vert que des gens (qui???) ont hacké mon implant en bidouillant les ondes et m’ont donné des hal­lu­ci­na­tions. Vous croyez que je suis fou? Lisez ce qui m’est arrivé ces der­niers mois, l’enfer qu’ils me font vivre encore aujourd’hui. Il y a quelque chose de grave qui se passe en ce moment, on veut nous trans­former en zombis. JE LE SAIS!!!

Regardez bien autour de vous, les gens qui dis­pa­raissent ou qui changent sans raison, les bobards qu’on nous sert dans les jour­naux.  Il ne faut pas qu’on se laisse faire!

Amis cyborgs, ouvrez l’œil. Aidez-moi à décou­vrir la vérité avant qu’il ne soit trop tard.

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Chemtrail, HAARP, Nouvel Ordre Mondial… Si vous êtes atteint de conspi­ra­tion­nite aiguë,  ne lisez sur­tout pas cet article!

Bon, vous êtes tou­jours là? Tant pis pour vous.
Alors sachez, amis paranos, que la NASA a balancé le 19 sep­tembre der­nier plus de 100 kg de par­ti­cules d’oxyde d’aluminium dans l’atmosphère pour créer un beau nuage lumineux.


le nuage artificiel créé par la NASA le 19 septembre 2009

le nuage arti­fi­ciel créé par la NASA le 19 sep­tembre 2009. Cliquez sur l’image pour l’agrandir


D’après la cité des sciences, il s’agissait de  » tester les radars et autres ins­tru­ments sur Terre ou dans l’espace qui vont ana­lyser ces nuages arti­fi­ciels afin de véri­fier la pré­ci­sion de leurs don­nées. En effet, sachant de quoi sont faits les nuages de par­ti­cules observés, l’Agence amé­ri­caine veut savoir si les ana­lyses effec­tuées par les radars sont fiables ou non. « 

Hein? Quoi? La NASA a créé un nuage chi­mique pour tester des radars américains!!!

Cherchez bien sur le net, vous trou­verez pas grand chose sur ce nuage,à part une vidéo filmée par un témoin.

wiki­pé­dia­go­nale: ce nuage lumi­neux est appelé un nuage noc­tu­les­cent (=qui brille la nuit). C’est le plus haut nuage de notre petite pla­nète et il est  qua­si­ment invi­sible depuis le sol. En gros, il peut y en avoir juste au-dessus de votre tête, là main­te­nant, et vous ne le voyez pas.


Photo d'un nuage noctilucent au dessus de la terre.

nuage nacré au-dessus de la terre


Des nuages comme celui-là, il y en a de plus en plus depuis la fin du 19ème siècle. Et le gros pro­blème, c’est qu’on ne sait pas pour­quoi.
Il se pour­rait que darth vador la pol­lu­tion l’activité humaine crée ces nuages bizarres.
Il se pour­rait aussi qu’ils viennent de l’espace.

Personne ne sait com­ment et pour­quoi ils se forment. D’où le remue-méninges de la NASA et la créa­tion d’un nuage artificiel.

Enfin ça, c’est l’explication officielle.

Vous avez déjà entendu parler du bou­clier élec­tro­ma­gné­tique pour mani­puler les gens, que le projet HAARP est censé mettre en place pour le Nouvel Ordre Mondial?  Le nuage lumi­neux a aussi un effet miroir sur les radars, c’est à dire qu’une onde radio très puis­sante envoyée vers lui rebondit dessus pour retomber sur la Terre. Hum hum. Je sens que je vais me fabri­quer un petit cha­peau en alu, moi…

Amis Cyborgs, ouvrons l’œil.

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Les mouches

sugaar
21 octobre 2009

Hier matin, le ministre de l’intérieur Georges Foulché a inau­guré le nou­veau sys­tème de sur­veillance assisté par micro drones.  Ce sys­tème, qui  existe en fait depuis 2007 dans les ban­lieues les plus sen­sibles, est déployé à pré­sent sur l’ensemble du Grand Paris et devrait s’étendre, d’ici la fin de l’année, à l’ensemble des grands pôles urbains. Les drones uti­lisés dis­posent de caméras de sur­veillance. Un modèle , encore au stade expé­ri­mental mais qui devrait être opé­ra­tionnel l’été pro­chain, embar­quera égale­ment un dis­po­sitif de neu­tra­li­sa­tion non létal. C’est à dire un Taser.

Où se trou­vaient les jour­na­listes, hier matin ?  Les plus dociles gar­daient le nez en l’air et la caméra bra­quée sur l’incroyable ministre. Les plus témé­raires fouillaient dans des cad­dies. Une curieuse fré­nésie s’est en effet emparée de quelques ména­gères. Elles fai­saient des stocks. S’agissait-il de la peur d’une attaque nucléaire qui obli­ge­raient chacun à vivre dans une cave humide ? Non. L’angoisse d’un nou­veau virus, un croi­se­ment en la grippe Tsé tsé et l’ébola N1 ? Non plus. Ses ména­gères stockent  les rou­leaux de feuilles d’aluminium. L’enjeu ? Protéger le crâne de leurs progéniture.

Au journal de TN1, l’une de ces matrones pré­cau­tion­neuses bran­dis­sait un texte pho­to­copié, en guise d’explication. Un quatrain.

« Tout à l’entour la Grand’cité

Gestes las et  pen­sées âcres.

Par les mouches déterrés,

Et chantés en simu­lacres. »

Les vers de Cherny Zemly sont lim­pides, à ce qu’il parait. Les drones du ministre dif­fusent des ondes capables de trans­former de pai­sibles habi­tants en mou­tons méca­niques.
Pourtant, nul besoin d’ondes mys­té­rieuses pour atteindre un pareil résultat.

Mouche d’argent et cha­peau d’aluminium

L’idée que l’on peut mani­puler d’autres per­sonnes à dis­tance, grâce à des ondes, nous vient de la guerre froide et des expé­riences menées par les sovié­tiques et les Américains.
Au début des années 60, alors qu’ils recher­chaient des micros à l’ inté­rieur de leur ambas­sade à Moscou , les Américains auraient décou­vert d’étranges radia­tions émises der­rière leurs murs : les sovié­tiques auraient mis au point des géné­ra­teurs sti­mu­la­teurs d’ impul­sions micro-ondes qui devaient per­turber la pensée des diplo­mates. Le gou­ver­ne­ment amé­ri­cain se serait aus­sitôt lancé dans la recherche d’armes simi­laires. La course à l’armement psy­cho­tro­nique était lancée.

Dès le milieu des années 70, les Américains auraient réussi à créer l’arme ultime, capable, grâce à des ultra sons ou des micro ondes selon les ver­sions, de non seule­ment modi­fier les sen­sa­tions et les émotions humaines, mais aussi, sur­tout, de faire résonner tout un dis­cours dans la tête d’un mal­heu­reux cobaye.

Les conspi­ra­tion­nistes prêtent aux armes psy­cho­tro­niques des pro­priétés incroyables. Ils pensent que tout gou­ver­ne­ment démo­cra­tique qui se res­pecte pos­sède un arsenal secret dont il use et abuse contre son propre peuple.
Étran­ge­ment, les conspi­ra­tion­nistes ne s’étonnent pas lorsque les popu­la­tions de ces pays liber­ti­cides mani­festent et se sou­lèvent contre leurs diri­geants indignes. Les conspi­ra­tion­nistes ne remarquent pas que des gué­rillas conti­nuent d’éclater à tra­vers le monde, et qu’aucune arme ne semble pou­voir y mettre fin.
Les conspi­ra­tion­nistes ne voient pas que les tech­niques uti­li­sées pour contraindre les esprits demeurent glo­ba­le­ment les mêmes depuis des siècles et des mil­lé­naires. L’arme la plus puis­sante, c’est la peur.

Aujourd’hui, les conspi­ra­tion­nistes lèvent les yeux et pensent que des mouches d’argent vont s’emparer de leurs pensées.

Et pour cela, ils portent des cha­peau d’aluminium. Il faut croire que le port de l’entonnoir est passé de mode.

Alors ils vont porter de jolis cha­peaux et, au cas où, bien se com­porter.
Puisqu’il se savent sur­veillés, ils feront en sorte de ne rien faire de répré­hen­sible. Ils mar­che­ront dans les clous. Regarderont sage­ment le journal télé­visé. Ils se diront mani­pulés mais ils le diront de moins en moins. Ils se feront à l’idée et ne chan­ge­ront pas de chaîne. Ils se diront qu’ils n’ont pas le choix, au fond. Et puis que de toute façon, ce n’est pas plus mal, d’être sur­veillés. Non, pas sur­veillés. Protégés. Le soir, en pre­nant le frais à la fenêtre, ils admi­re­ront le ballet des mouches d’argent et trou­ve­ront cela presque ras­su­rant. Puisque per­sonne ne viendra les cher­cher, eux qui n’ont rien fait. Et puis ils enlè­ve­ront leur cha­peau d’aluminium et fini­ront par se coucher.

Au moment d’éteindre la lumière, peut-être auront-ils une pensée fugace. Qui les regarde, en fait ? Mais cela n’aura plus aucune impor­tance. Et pen­dant qu’ils dor­mi­ront, bien sage­ment, les mouches d’argent feront ce que toutes les mouches du monde font. Elles se reproduiront.

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Voir à tra­vers les murs n’est pas une nouveauté.

Les radio­fré­quences tra­versent des sur­faces aussi dif­fé­rentes que le béton, les arbres ou la fumée.
Les forces spé­ciales amé­ri­caines et fran­çaises dis­posent déjà du Prism 200, du Xaver 400 et de plu­sieurs autres radars por­ta­tifs qui tra­duisent en images 3D le dépla­ce­ment des per­sonnes et des objets perçus à tra­vers des murs.

Récemment, deux cher­cheurs amé­ri­cains ont créé un réseau d’ondes radios en wifi qui permet lui aussi de tra­quer les mou­ve­ments der­rière des murs.

système radio tomographique et image générée par ordinateur

le sys­tème de radio tomo­gra­phie et l’image générée par ordinateur

A la dif­fé­rence des radars, le sys­tème de radio tomo­gra­phie inventé par Neal Patwarid et Joey Wilson uti­lise un signal radio pas­sant à tra­vers 34 émetteurs-récepteurs pour tra­quer les mou­ve­ments. Les « ombres » créées par ces mou­ve­ments dans les ondes radios sont ensuite conver­ties en images grâce à un pro­gramme informatique.

Ce sys­tème uti­lise des ondes radios cinq cent fois plus faibles que celles d’un télé­phone portable

Repérer les otages et les consommateurs

La radio tomo­gra­phie en wifi pour­rait aider la police, les pom­piers et les équipes de secou­risme en cas de prise d’otages. Elle est égale­ment moins oné­reuse et plus pré­cise qu’un radar.

D’après Wilson, elle pour­rait aussi être uti­lisée pour ana­lyser le com­por­te­ment des clients : « Je pense aux bou­tiques et aux com­merces d’alimentation. Ils dépensent beau­coup d’argent pour déter­miner ‘où devons-nous mettre les céréales, où devons-nous mettre le lait, où devons-nous mettre le pain?’ Si je peux offrir cette infor­ma­tion en uti­li­sant la radio tomo­gra­phie, c’est une bonne affaire. »

Qu’en est-il du droit à la vie privée ? Les inven­teurs du sys­tème sont caté­go­riques , il « pro­cure des images en temps réel de l’emplacement et des mou­ve­ments des per­sonnes mais ne peut pas être uti­lisé pour les identifier. »

En France, le ministre de l’intérieur Georges Foulché s’est déclaré par­ti­cu­liè­re­ment inté­ressé par la mise en place d’un tel sys­tème dans des lieux dits  « sen­sibles. » Reste à définir leur sensibilité.

Les limites de  la science-fiction

Les radars peuvent détecter les indi­vidus mais seul un dis­po­sitif de tra­çage, comme une puce RFID, permet d’identifier celui qui se cache der­rière un mur.
Pourtant, la semaine der­nière, la publi­ca­tion des élucu­bra­tions de Cherny Zemly a réac­tivé une vieille théorie conspi­ra­tion­niste : des indi­vidus seraient tra­qués grâce aux ondes élec­tro­ma­gné­tiques émises par leurs cer­veaux. Heureusement, les citoyens lambdas ne sont pas concernés. D’après les écrits de Zemly, quelques rares per­sonnes émettent un champ élec­tro­ma­gné­tique par­ti­cu­lier, une sorte de signa­ture céré­brale hors normes. Des scien­ti­fiques aux noirs des­seins auraient conçu un radar pour retrouver ces per­sonnes. Les adeptes du New Age connaissent cette signa­ture depuis long­temps et lui ont même donné un nom : l’aura.

Pister des per­sonnes grâce à leur aura, on appelle cela de la science-fiction.

Tout comme le Big Mac et les dos­siers X files, cette théorie est née aux États-Unis. De temps à autre, elle est régur­gitée par une poi­gnée de para­noïaques téta­nisés à l’idée que quelqu’un, quelque part, en veut à leurs cerveaux.

Il y a quatre ans, le site mind­con­trol affir­mait déjà que la NSA – les ser­vices amé­ri­cains de sécu­rité inté­rieure – sur­veille des per­sonnes en tra­çant leur champ élec­tro­ma­gné­tique.
Que les déten­teurs d’auras sur­puis­santes se ras­surent. En réa­lité, la tech­no­logie a quelques trains de retard sur l’esprit fié­vreux des conspi­ra­tion­nistes. Les champs élec­triques et magné­tiques générés par le cer­veau sont insi­gni­fiants; leur inten­sité est même moindre que les ondes élec­tro­ma­gné­tiques qui  trans­mettent l’information audio­vi­suelle.
Celui qui, magi­que­ment, pro­duira un champ suf­fi­sam­ment fort pour le dis­tin­guer de la foule des humains ordi­naires ne pourra guère s’en vanter. Aussitôt pro­duit, le champ le tuera. Il grillera lit­té­ra­le­ment sur place.

Les supers héros ont la vie courte.

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l’instinct de troupeau

sugaar
9 octobre 2009

Comprendre la foule, c’est com­prendre com­ment la mani­puler. Il s’agit de cap­turer l’âme collective.

Nous avons dit qu’un des carac­tères géné­raux des foules est une sug­ges­ti­bi­lité exces­sive, et montré com­bien, parmi toute agglo­mé­ra­tion humaine, une sug­ges­tion est conta­gieuse ; ce qui explique l’orientation rapide des sen­ti­ments vers un sens déterminé.

Gustave Le Bon, Psychologie des foules, 1895

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Selon l’ONU, il y aurait eu 150 mil­lions d’observations d’ovni depuis 1947, dont 4 mil­lions en France.
Malgré cela, nous ne dis­po­sons d’aucune preuve phy­sique, concrète et irré­fu­table, de l’existence des extra­ter­restres. En outre, il est dif­fi­cile d’imaginer que des êtres, pos­sé­dant une tech­no­logie suf­fi­sam­ment évoluée pour tra­verser l’espace, aient besoin de se poser cinq mille fois sur notre pla­nète pour en ana­lyser le sol, pré­lever des échan­tillons de la faune et de la flore, et en des­siner une carte complète.

L’hypothèse ovni pourra-t-elle être véri­fiée un jour, ou relève-t-elle de l’hystérie collective ?

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ovnis: comment fabriquer des preuves

Manu le Cyborg
2 octobre 2009

Oyez, oyez! Les ovnis ont débarqué! La preuve par l’image? Bof bof.

Toujours à fond dans mes recherches ufo­lo­giques, je zone lamen­ta­ble­ment sur le net à la recherche de THE photo qui mettra tout le monde KO. Bah, que dalle. Fake fake fake. Mais les vieilles images ont quand même un cer­tain charme. Celui de l’innocence?

ovni mexique 1950Dans le temps, mes enfants, on se conten­tait d’un frisbee ou d’un plat à tarte. Des photos ont même été tru­quées en col­lant une image d’ovni sur une photo et en repho­to­gra­phiant le tru­cage pour que l’ovni se fonde bien dans le pay­sage !
Maintenant, n’importe qui arrive à pro­duire des sou­coupes, avec un ordi­na­teur et un bon logi­ciel. Et quand je dis n’importe qui, ça en fait du monde.

Une fois la photo prise, il faut aussi être bon acteur pour tromper les jour­na­listes et les spé­cia­listes. S’il y autant de fake qui cir­culent, c’est aussi parce qu’il y a des gens qui y trouvent un intérêt (blague, argent, célé­brité) et d’autres gens assez « inno­cents » pour prendre des lan­ternes pour des ovnis. On parle même de conspi­ra­tion: faire croire aux ovnis pour pré­parer la popu­la­tion à gober n’importe quoi.

Maintenant, il y a l’appli CameraUFO pour Iphone, et ça donne ça:

faux ovnis photographie Iphone

Mais bon, ces mani­pu­la­tions, ça ne marche pas qu’avec les ovnis. L’Histoire est pleine de photos retou­chées pour coller avec la ver­sion offi­cielle et/ou de témoins de la der­nière heure prêts à jurer qu’ils disent la vérité, rien que la vérité et toute la vérité. Il n’y a qu’à voir ce qui se passe en ce moment…

Sympa, le gadget. On peut incruster une ving­taine d’ovnis dans n’importe quelle photo, avec une qua­lité d’image à rendre chèvres tous les ufologues.

Les objets non iden­ti­fiés enva­hissent la galaxie wébienne et bien mal qui peut main­te­nant dis­cerner le vrai du faux. Est-ce que voir, c’est croire? Amis cyborgs: ouvrons l’œil.

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Edward Bernays a été l’un des pre­miers à déve­lopper des méthodes uti­li­sant le sub­cons­cient des foules pour les mani­puler. Inventeur des rela­tions publiques dès la pre­mière Guerre mon­diale, il écri­vait en 1928 dans son livre Propaganda :

 » La mani­pu­la­tion consciente et intel­li­gente des habi­tudes et des opi­nions orga­ni­sées des masses est un élément impor­tant dans une société démo­cra­tique. Ce méca­nisme invi­sible de la société constitue un gou­ver­ne­ment invi­sible qui est le véri­table pou­voir diri­geant de notre pays. »

Créer l’illusion d’un danger immi­nent, feindre le désordre pour imposer une cer­taine idée de l’Ordre, offrir du pain pour calmer les ventres que l’on a affamé… Le but est de placer la cible dans une situa­tion de dépen­dance maté­rielle et psychologique.

Nous enten­dons le tic-tac d’une hor­loge et, en un ins­tant, nous dan­sons tous en rond. On invoquent les dieux, les héros et les traîtres. Blanc bonnet et bonnet blanc. Mais ces figures de cire n’ont pas été conçues pour qu’on les regarde gratis. Que nous vend-on vraiment ?

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les chemtrails, une théorie du chaos

sugaar
21 septembre 2009


chemtrail une theorie du chaosIl fut un temps où les prêtres de Babylone décryp­taient l’avenir dans le chaos des cieux. Leur art n’était alors qu’une sorte de  météo­ro­logie occulte et ils savaient que, par­fois, un éclair n’annonce aucun déluge.

Babylone n’est pas morte mais les devins ont changé de temple.
Ils effec­tuent leurs pré­dic­tions sur internet à grands ren­forts d’images sibyl­lines et de démons­tra­tions obscures.

Selon la théorie des chem­trails, les trai­nées blanches des avions modi­fient le climat, contiennent  des armes secrètes et sté­ri­lisent les populations.

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Il était une fois aujourd’hui

sugaar
16 septembre 2009

Nous sommes saturés d’informations. Nous sommes l’information.
Cette pro­fu­sion altère-t-elle notre per­cep­tion de la réa­lité ? C’est le Progrès, nous rassure-t-on.
Nous pen­sons, nous disons, nous par­ta­geons… Des lieux com­muns. C’est la stra­tégie de l’entonnoir.

Il était une fois… Aujourd’hui. N’est-elle pas incroyable, l’histoire qui se déroule sous nos yeux impa­tients ? Plus le héros souffre, plus il nous faut connaître la suite. Nous vivons ses épreuves et ses échecs. Même ses vic­toires nous appar­tiennent. Même elles, nous les subis­sons.
En vérité, nous sommes à la merci de toutes les ten­ta­tions tota­li­taires et il n’y a aucune trans­cen­dance à espérer de ce côté-là. Préserver les filtres nous per­met­tant de rejeter le superflu, le sus­pect, le cor­rompu, c’est une ques­tion de survie.

L’Appel du 9 sep­tembre n’est qu’une for­mi­dable ten­ta­tive de donner du sens à un non-événement.

Comment un acte isolé, aussi ter­rible soit-il, peut-il être un attentat col­lectif contre un monde en carton ?

spectateurs ou acteurs ?

Par quel miracle sommes-nous tous devenus à la fois les vic­times expia­toires d’un com­man­deur débou­lonné et nos propres bourreaux ?

Oui, for­mi­dable, cet acte l’est for­cé­ment, comme seul un conte peut l’être.

Formidable, parce que l’écho popu­laire révèle, en creux, les limites de notre libre-arbitre. Pour le peuple et par le peuple, par­tout, mille et un théâtres de poche rejouent une scène dont nous igno­rons les auteurs.
Anonymes et porte-paroles d’on ne sait même plus quel parti sont au chevet du martyr auto­pro­clamé. Ne nous y trom­pons pas. Lequel d’entre eux don­nera un œil pour rem­placer celui que nous avons tous perdu, ce jour-là ?

Mais à ceux qui lisent le 9 sep­tembre comme une tra­gédie grecque et écrivent, déjà, le mythe fon­da­teur d’une nou­velle ère, il est néces­saire de répondre : allons, tout cela n’est qu’une farce.

Le savoir, ce n’est rien d’autre que de se décou­vrir immo­bile, à la croisée des che­mins. Que faire, à pré­sent ? Dire qu’on nous mani­pule ? Qu’on nous trompe hon­teu­se­ment ? Ensuite, il nous faudra bouder, tré­pi­gner puis gon­fler nos joues. Oui, il faudra bien en passer par là, puisqu’on nous promet déjà, si nous sommes sages, d’être un peu cajolés. Il était une fois… Demain.

Nous ne vou­lons pas de cette histoire-là. L’accepter, c’est déjà tout accepter.

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