Je viens d’apprendre une nouvelle qui me fait froid dans le dos: les implants peuvent être hackés! Vous le savez sans doute, si vous avez déjà zoné sur notre blog, je suis un cyborg. C’est à dire que j’ai un implant cochléaire qui me permet d’entendre les sons. Comme la plupart des implants, le mien fonctionne avec les ondes électromagnétiques. Depuis le mois dernier, j’ai des petits soucis (insomnie, acouphènes) qui me plombent un peu, et même si on me dit que mon implant est ok, je me demande si quelqu’un n’aurait pas dérégler quelque chose, quelque part. Chère paranoïa, quand tu nous tiens… Et voilà que Sugaar m’envoie cet article du magazine wired :
« Les pirates s’introduisent dans des ordinateurs personnels tout le temps – mais que se passerait-il s’ils concentraient leur énergie néfaste sur des dispositifs neuraux, tels que les stimulateurs du cerveau profond actuellement utilisés pour traiter la maladie de Parkinson et la dépression, ou des systèmes d’électrodes pour contrôler des membres artificiels? »
Et apparemment, on peut aussi dérégler un pacemaker et vider sa batterie. Pour ça, il suffit d’avoir:
–une antenne d’espionnage pour aller chercher et lire l’information qui se trouvent dans l’implant
–une antenne d’émission pour envoyer les nouvelles instructions à l’implant
–un oscilloscope pour visualiser et enregistrer les signaux envoyés et reçus par le dispositif
–un logiciel universel de radio périphérique qui permet de transformer un ordinateur en radio.
En gros, tout ça tient dans une petite valise.
Vision d’horreur: des zombis dans la rue, en train de faire la danse des canards. Ou un pauvre petit cyborg qui tourne en rond et se demande si son cerveau lui appartient encore.
« Certains pourraient se demander pourquoi quelqu’un voudrait pirater le cerveau de quelqu’un d’autre, mais les chercheurs disent qu’il y a un précédent à l’utilisation des ordinateurs pour causer des dommages neurologiques. En Novembre 2007 et Mars 2008, des programmeurs malveillants ont vandalisé des sites de soutien aux épileptiques en mettant en place des animations clignotantes, ce qui déclencha des crises chez certains patients photo-sensibles. »
On a déjà eu la rumeur sur les ondes radios des portables qui influencent l’humeur des gens, les images cachées dans les pubs, et maintenant ça! Naan nan nan, j’ai vraiment pas besoin de quelqu’un d’autre dans ma tête. Pas en ce moment.
Est-ce que demain on sera tous hackés sans nous en rendre compte? Amis cyborgs, ouvrons l’œil.