sauvons les cyborgs !

L'Histoire est un mensonge que personne ne conteste.

fausses terreurs

sugaar
29 janvier 2010

En poli­tique rien n’arrive pas acci­dent. Si quelque chose se pro­duit, vous pouvez parier que cela a été pla­nifié de cette façon.

Franklin Delano Roosevelt

Se créer les ennemis dont on a besoin.
C’est le plus vieux tour. Celui qui marche toujours.

Un jour, un homme résolu de s’emparer de Rome. Mais la République était solide.
Crassus avait besoin d’un ennemi. Il choisit Spartacus.
Le gla­dia­teur était à la tête d’une armée d’esclaves. Il était un ennemi convain­cant.
Mais Spartacus et sa bande ne vou­laient pas de Rome. Ils vou­laient leur liberté. Une flotte mer­ce­naire devait les emmener loin de Rome. Elle partit sans eux : Crassus l’avait achetée.
Cerné par les sol­dats de Crassus, les esclaves n’eurent d’autre choix que de mar­cher sur Rome.
La République, trem­blante, confia ses armes et son destin à l’ambitieux poli­ti­cien. Spartacus mourut l’épée à la main. Six mille esclaves furent cru­ci­fiés.
Les Romains ne récu­pé­rèrent jamais leur République.

Crassus

Comme sont morts ces esclaves, ainsi mourra votre racaille…
Si elle manque un ins­tant de loyauté envers le nouvel ordre établi.

Les ennemis de l’État sont connus.

Des arres­ta­tions sont en cours. Les pri­sons com­mencent à se rem­plir.
Dans chaque ville et pro­vince sont dres­sées des listes de traîtres.
Demain ils appren­dront le prix de leur ter­rible folie…
Leur trahison.

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libertés surveillées

sugaar
22 janvier 2010

Au pays des réseaux sociaux et des échanges nomades, il existe une rumeur folle : tout ce que vous pourrez dire sera retenu contre vous.

En sep­tembre der­nier, deux jeunes fran­con­vil­lois ont été sus­pectés de ter­ro­risme. Ils s’étaient amusés, par SMS, à ima­giner la pré­pa­ra­tion d’un entar­trage visant Simons. L’opérateur mobile de l’un des jeunes avait alerté la police anti­ter­ro­riste.
La rumeur dit vrai. D’une façon ou d’une autre, nous sommes tous surveillés.

Aujourd’hui, une nou­velle rumeur affirme que des per­sonnes dis­pa­raissent après avoir posté des mes­sages sur Twitter ou Facebook. L’histoire est si absurde qu’elle confine au fantasme.

Vendredi 15 jan­vier, à Paris, un homme aurait été bloqué par des CRS alors qu’il se ren­dait sur son lieu de tra­vail, près des Grands Boulevards. La raison de ce blo­cage reste floue mais la proxi­mité des grands maga­sins laisse sup­poser une alerte à la bombe. Ou la sortie incon­grue d’une pre­mière dame fai­sant les soldes.
Connecté à un site de micro­blog­ging grâce à son télé­phone por­table, l’homme immo­bi­lisé lais­sait éclater sa colère contre les CRS, le gou­ver­ne­ment en place et l’omni-président. Il fit le paral­lèle avec l’agression à moitié réussie (ou ratée, on ne sait plus) qui secoue la France depuis près de quatre mois.  L’homme rap­pela à ses amis invi­sibles qu’un tou­riste inconnu aurait filmé l’un des gardes du corps fai­sant un dis­cret signe du menton à Cherny Zemly. Il affir­mait que le tou­riste, c’était lui.

Il se trou­vait tou­jours là, sur le trot­toir, lorsqu’il fut arrêté. L’un de ses col­lègues, bloqué lui aussi par le bar­rage, avait vu la scène de l’autre côté du trottoir.

Et depuis une semaine, plu­sieurs per­sonnes se demandent où se trouve Jacques Chambret. La police pari­sienne n’a ni confirmé, ni réfuté son arrestation.

Est-ce une légende urbaine en pleine éclo­sion ou faut-il s’attendre, vrai­ment, à d’autres disparitions ?

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l’absurde élixir du diable

sugaar
6 janvier 2010

aliceJe vois de l’absurde dans ma rue et dans ma vie.
Un pas­sage pour pié­tons menant à une porte condamnée, un employeur me deman­dant de cap­turer une licorne rose… L’absurde est ce qui n’a aucun sens.
Un jour seule­ment, une bulle d’irrationalité éclate.
Des figures de cire s’animent et le grin­ce­ment de leurs rouages devient un refrain moqueur : nous aussi, nous cou­rons pour rester à la même place.

L’absurde est cet élixir du diable qui nous permet de passer de l’autre côté du miroir. Le pour­quoi s’élève et tout com­mence dans cette las­si­tude teintée d’étonnement.


De l’autre côté du miroir, le hasard n’existe pas et notre exis­tence est pro­grammée par de nou­veaux dieux de l’Olympe. Cruels et insen­sibles, ils sont pour­tant ter­ri­ble­ment humains dans ce qu’ils recherchent : le pou­voir, l’argent, la sou­mis­sion sans ques­tion­ne­ment. Trop humains ? Nés sur une pla­nète loin­taine ou des­cen­dants d’une antique confrérie, ils ont le visage de nos tyrans disparus.

Les conspi­ra­tions fan­tas­mées et nos expé­riences his­to­riques coexistent à pré­sent dans une zone grise où dansent les ombres de nos marionnettistes.

Sommes-nous, encore et tou­jours, cette même foule aveugle ?

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