sauvons les cyborgs !

L'Histoire est un mensonge que personne ne conteste.

Selon un récent rap­port du gou­ver­ne­ment américain, les vic­times de la grippe pour­raient embou­teiller le réseau internet, en mul­ti­pliant les connexions « gour­mandes » comme le télé­char­ge­ment de vidéos ou les jeux en ligne.  Il serait alors impos­sible de com­mu­ni­quer ou d’effectuer des tran­sac­tions vitales pour la sécu­rité publique et l’économie.
Le dépar­te­ment de la Sécurité Intérieure, chargé des télé­com­mu­ni­ca­tions en cas d’urgence natio­nale, ne dis­pose cepen­dant d’aucune stra­tégie pour faire face à une explo­sion des connexions à internet. L’état d’urgence ayant été déclaré le 24 octobre der­nier, la satu­ra­tion du réseau devrait donc être atteinte avant la mi-novembre.

Pour l’heure, les États-Unis res­tent les seuls à envi­sager sérieu­se­ment cette consé­quence de l’épidémie de grippe.

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Le dernier chant des abeilles

sugaar
27 octobre 2009

Depuis la fin des années 90, on observe une dis­pa­ri­tion mas­sive d’abeilles, à tra­vers le monde. Les ruches sont retrou­vées pleines de miel et de gelée royale, mais vides d’insectes. On appelle cela le syn­drome d’effondrement des colo­nies. Parmi toutes les théo­ries qui cir­culent pour expli­quer la dis­pa­ri­tion mys­té­rieuse des abeilles, la plus pro­bable est une réunion de plu­sieurs fac­teurs : la pol­lu­tion, les pes­ti­cides, des cham­pi­gnons et des insectes para­sites… Des causes natu­relles et d’autres qui le sont beau­coup moins.

D’après une étude scien­ti­fique cana­dienne,  la pol­lu­tion élec­tro­ma­gné­tique serait aujourd’hui l’ennemi prin­cipal des abeilles.

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Avez-vous entendu parler de Phineas Gage, l’homme qui sur­vécu 11 ans après avoir eu le cer­veau tra­versé par une barre de fer? Vous voulez savoir com­ment il a vécu, com­ment il est mort? Alors appro­chez mes­dames et mes­sieurs, entrer dans le grand cirque des miracles!

phineas_gage_daguerreotype de jack et Beverly wilgus

Phineas Gage, tenant la barre de fer qui lui trans­perça le cerveau

Voici la seule photo connue de Phineas Gage, un amé­ri­cain qui sur­vécu onze ans après qu’une barre de fer lui tra­versa le cer­veau. Ce daguer­réo­type fut retrouvé par hasard dans la col­lec­tion d’un couple d’américains, Jack et Beverly Wilgus. Ils ont consacré un site très com­plet à son his­toire, en anglais.

Phineas Gage (18231860) était un jeune contre­maitre vivant dans la Nouvelle-Angleterre, au Nord-ouest des États-Unis.

Le 13 sep­tembre 1848, vers 16h30 de l’après-midi, il diri­geait un chan­tier de chemin de fer pas­sant près du vil­lage de Cavendish, Vermont. Il s’agissait de faire exploser des roches avec de la dyna­mite, une tâche dan­ge­reuse mais que Gage avait déjà effec­tuée à plu­sieurs reprises dans le passé. Les ouvriers se trou­vaient der­rière lui en train de déblayer un trou et de charger des rochers dans une carriole.

Après avoir labo­rieu­se­ment percé un trou dans un rocher,  Gage devait com­bler celui-ci avec de la poudre explo­sive, un déto­na­teur et du sable, puis tasser la charge explo­sive avec un lourd bâton de fer. Mais son atten­tion fut attirée par ce que fai­saient ses ouvriers, il regarda par dessus son épaule droite et laissa machi­na­le­ment son bâton de fer retomber sur l’explosif. Il n’avait pas encore ajouté la couche de sable qui permet d’éviter les explo­sions inat­ten­dues. Le fer causa une étin­celle, la poudre explosa, et l’instrument qu’il avait dans les mains lui tra­versa la tête.

Le lourd bâton de fer mesu­rait plus de trois cen­ti­mètres de dia­mètre et de 2m30 de longueur!

Le fer tra­versa la partie gauche de son visage, fra­cas­sant sa mâchoire, pas­sant par la pom­mette et l’orbite de l’œil gauche, détrui­sant le lobe tem­poral gauche avant de res­sortir par le dessus de sa tête. Ce fut la plus mons­trueuse des lobo­to­mies! Projeté au sol, Gage fut pris de convul­sions puis rede­vint… Normal.

Outre la bles­sure à la tête, il avait le visage, les mains et les bras pro­fon­dé­ment brûlés par l’explosion.

Que cet homme ait sur­vécu est plus qu’un miracle, c’est une énigme.

reproduction du cerveau transpercé de phineas gage

repro­duc­tion du cer­veau trans­percé de phi­neas gage

Mis à part la perte de la vision de l’œil gauche avec une pau­pière tom­bante, et une énorme cica­trice au crâne, Gage ne sem­blait pas avoir de séquelles appa­rentes. Connu au XIXème siècle comme « l’homme au levier » (bien que la barre de fer res­semble plus à un javelot), Phineas Gage était devenu une curio­sité médi­cale. Ce qui lui sauva la vie fut sans doute le fait que la barre était pointue, et qu’au lieu d’écraser le cer­veau, elle le perça. Cette barre était faite d’un fer par­ti­cu­lier, cadeau d’un voisin for­geron de Gage.

La légende de Phineas Gage

D’après la légende, ce « javelot » de 6 kilos tra­versa son crâne comme une fusée avant d’atterrir 25 mètres plus loin, cou­vert de sang et de bouts de cer­velle. Le jeune homme se remit à parler nor­ma­le­ment quelques minutes après l’accident. Il marcha presque sans assis­tance jusqu’à la car­riole et resta assis, droit, pen­dant le trajet d’un peu plus d’un kilo­mètre jusqu’à la maison d’hôte où il logeait. Le doc­teur Edward H. Williams, le médecin du vil­lage, fut appelé. Il déclara:

« Je remar­quais la bles­sure au-dessus de sa tête avant même de l’éclairer, les pul­sa­tions du cer­veau étant très dis­tinctes. Monsieur Gage, durant tout le temps où je l’examinais, m’expliquait la façon dont il avait été blessé. Je ne le crû pas sur l’instant mais pensa qu’il s’était trompé. Monsieur Gage insis­tait en disant que la barre lui avait tra­versé la tête… Monsieur  Gage se leva et vomit; l’effort de vomir fit sortit  environ une demi cuillère à thé de cer­velle, qui tomba sur le sol. »

Voilà une scène toute droit sortie d’un film d’horreur, non?

Impuissant devant ce spec­tacle, le médecin fit venir un second doc­teur, John Harlow. Ce der­nier arriva une heure plus tard et, tenant Phineas Gage par le bras gauche, il l’aida à monter les esca­liers jusqu’à sa chambre. Gage lui montra sa joue en disant « le fer est entré par là et est res­sorti par ma tête. »

crane de phineas gage avec la barre de fer

crane de phi­neas gage avec la barre de fer

Les deux méde­cins ne savaient pas quoi faire.

Harlow expliqua que pour quelqu’un non habitué à la chi­rurgie mili­taire, c’était une vision véri­ta­ble­ment impres­sion­nante: « le patient sup­por­tait ses souf­frances avec la plus héroïque fer­meté. Il sem­blait être par­fai­te­ment conscient. Il me reconnu tout de suite et dit qu’il espé­rait ne pas être trop blessé. Il sem­blait par­fai­te­ment conscient mais était épuisé par l’hémorragie. Son pouls était à 60, et régu­lier. Son corps, et le lit sur lequel il était allongé, étaient lit­té­ra­le­ment cou­verts de sang. »

Le doc­teur Harlow publia un pre­mier rap­port sur le cas Gage à la fin de 1848 puis un second rap­port, en1868.

Cette his­toire était tel­le­ment incroyable que beau­coup de chi­rur­giens et de méde­cins de l’époque refu­saient jus­te­ment d’y croire jusqu’à ce qu’ils touchent eux-mêmes l’ouverture du crâne avec leurs doigts. Et même là, ils deman­daient au doc­teur William, qui avait exa­miné le patient en pre­mier, de jurer qu’il disait la vérité devant un prêtre et des avocats!

Les plus grands chi­rur­giens de l’époque voyait la survie de Phineas Gage comme une impos­si­bi­lité phy­sio­lo­gique. Encore plus sur­pre­nant, le jeune homme n’avait perdu ni ses facultés intel­lec­tuelles, ni ses sou­ve­nirs.
Mais ses amis disaient qu’il n’était plus Gage.

Phineas Gage, doc­teur Jekyll et mister Hyde

Après de longs mois de dif­fi­cile conva­les­cence,  Phineas Gage tenta de reprendre une vie normale.


moulage du visage de Gage, fait juste après sa mort.

mou­lage du visage de Gage, fait juste après sa mort.

L’accident de Gage et la perte d’une partie de son cer­veau firent de lui, dans l’imaginaire popu­laire, une sorte de doc­teur Jekyll et mister Hyde. Cette légende fut d’ailleurs ali­mentée par le doc­teur Harlow, qui expli­quait dans son rap­port de 1868 que la lobo­tomie acci­den­telle qu’avait subit Gage avait radi­ca­le­ment changé sa per­son­na­lité.  Selon lui, le jeune homme res­pon­sable, aimable et leader d’hommes, avait com­plè­te­ment dis­paru. Il était à pré­sent instable, irri­table, gros­sier, puéril. Il devint un mar­ginal et, cli­ni­que­ment, un psy­cho­pathe: il était inca­pable de faire la dif­fé­rence entre le bien et le mal, et n’avait plus d’émotions. D’après le doc­teur Harlow,  Gage était aussi une force de la nature avant son acci­dent. Fort, par­ti­cu­liè­re­ment actif et en bonne santé, 1m67 pour 68 kilos, pos­sé­dant une volonté de fer dans un corps de fer; son sys­tème mus­cu­laire était par­ti­cu­liè­re­ment déve­loppé, et depuis son enfance jusqu’au jour de l’accident, il n’avait pra­ti­que­ment jamais été malade.


Il faut replacer la des­crip­tion du nou­veau carac­tère de Gage dans le contexte de l’époque, où l’on se deman­dait si chaque partie du cer­veau avait une fonc­tion par­ti­cu­lière et si oui, laquelle. Le doc­teur Harlow fai­sait partie du camp des phré­no­logues, qui disaient que la per­son­na­lité peut être expli­quée par la forme du crâne et que chaque partie du cer­veau repré­sen­tait un trait de la per­son­na­lité. Il est prouvé aujourd’hui que c’est de la pseudo science. Harlow avait décrit  le jeune Gage comme pos­sé­dant un tem­pé­ra­ment « nerveux-bilieux » (qui s’énerve faci­le­ment, en gros). D’après les décou­vertes les plus récentes, Gage fut certes déso­rienté dans les mois qui sui­virent l’accident, mais cela peut s’expliquer non seule­ment par la perte de cette demi-cuillère de cer­velle, mais aussi par la perte d’un œil, le trau­ma­tisme psy­cho­lo­gique de l’explosion et d’avoir eu le crâne trans­percé par une barre de fer. Harlow explique aussi qu’il avait  des dif­fi­cultés pour s’exprimer, ne pre­nant pas en compte le fait qu’il avait eu la mâchoire fra­cassée.

Quoiqu’il en soit, inca­pable de reprendre son tra­vail sur le chan­tier du chemin de fer, Phineas Gage devint pen­dant un moment une attrac­tion du cirque Barnum, à New York.  Il essaya ensuite d’élever des che­vaux puis devint conduc­teur de dili­gence au Chili entre 1852 et 1857.  Il finit par retourner aux États-Unis pour vivre chez sa mère.  Les der­niers mois de sa vie furent très dif­fi­ciles. Il n’arrivait pas à garder un emploi stable et avait des crises d’épilepsie de plus en plus fré­quentes, jusqu’à la der­nière qui lui fut fatale. Il mourut en mai 1860, soit onze ans après l’accident.

En 1867, le doc­teur Harlow, qui rédi­geait un article sur Gage, demanda à sa famille d’exhumer son corps qui était enterrer à San Francisco, pour lui faire par­venir le crâne. Le crâne et le bâton de fer se trouvent aujourd’hui dans le musée ana­to­mique Warren de l’école de méde­cine d’Harvard.

Qu’est-ce que la lobotomie?


docteur Jekyll?

doc­teur Jekyll?

ou mister Hyde?

ou mister Hyde?


La lobo­tomie est un pro­cédé chi­rur­gical qui a pour objectif la des­truc­tion des connexions ner­veuses du lobe frontal pour traiter dif­fé­rents désordres men­taux. Il s’agit d’un pro­cédé par­ti­cu­liè­re­ment brutal et pri­mitif, connu depuis l’antiquité et la défi­ni­tion de ces désordres men­taux évoluent avec le temps. Il eu par exemple une des­crip­tion cli­nique de l’hystérie de la femme deman­dant le droit de vote.

En 1949, exac­te­ment cent ans après l’accident de Phineas Gage,  les neu­ro­logues por­tu­gais Egas Moniz et Almeida Lima de l’Université de Lisbonne reçurent le prix Nobel de méde­cine pour avoir for­ma­lisé la lobo­tomie moderne. En 1935, ils avaient pra­tiqué la pre­mière ten­ta­tive neu­ro­chi­rur­gi­cale pour atta­quer les lobes fron­taux comme un trai­te­ment psy­chia­trique. Ils affi­chaient alors 6 % de décès suite à l’opération.

Entre 1933 et 1944, cer­tains méde­cins alle­mands nazis s’essaient à la lobo­tomie, sou­vent sans anes­thésie ni anti­sep­tique, sur les pri­son­niers des camps de concentration.

Walter freeman faisant une lobotomie en public

Walter freeman fai­sant une lobo­tomie en public

La lobo­tomie connait son essor après la seconde guerre mon­diale, notam­ment avec l’invention amé­ri­caine de Walter Freeman : le pic à glace. Bien qu’il ne soit pas chi­rur­gien, ce der­nier pra­tiqua la lobo­tomie dès 1936. Plus de 100 000 patients furent lobo­to­misés dans le monde entre 1945 et 1954 dont la moitié aux États-Unis. Il s’agissait sur­tout de femmes et d’enfants. Freeman par­court les États-Unis dans les années 1950 dans un autocar équipé pour pra­ti­quer des lobo­to­mies « en série », enfon­çant ce pic à glace dans le lobe orbi­taire des patients après avoir sou­levé la pau­pière (lobo­tomie trans-orbitale), moyen­nant par­fois une anes­thésie locale. Cette pra­tique reçut alors un grand succès (grand mou­ve­ment de « l’hygiène men­tale ») et on estime que Freeman lui seul lobo­to­misa quelque 2 500 patients.

La lobo­tomie a des séquelles phy­siques lourdes, comme la para­lysie, et est aujourd’hui consi­dérée comme une pra­tique bar­bare. Elle est inter­dite dans plu­sieurs pays. En France, on estime que 32 lobo­tomie furent pra­ti­quée entre 1980 et 1986.

Les séquelles psy­cho­lo­giques sont :

  • Désintérêt, paresse, manque d’initiative
  • Incapacité à pla­ni­fier quoi que ce soit
  • Perte d’empathie
  • Incapacité de se pro­jeter dans le futur.
  • Vie rou­ti­nière et goût pour les tâches répétitives
  • Incapacité pour apprendre toute chose nouvelle.


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agression du professeur Jarry

sugaar
22 octobre 2009

Nous avions rendez-vous, hier soir, avec le pro­fes­seur Arnold Jarry, psi­logue qué­bé­quois et défen­seur d’une théorie conspi­ra­tion­niste « psi ». Il n’est pas venu.

Le pro­fes­seur Jarry a été agressé hier à Londres, quelques heures avant de prendre le train pour Paris. Il quit­tait la biblio­thèque de la Société des Antiquaires lorsqu’il a été fauché par une voiture.Il ne s’agit pas d’un acci­dent. Indifférent aux nom­breux témoins de la scène, l’agresseur a pris le temps de lui voler de sa sacoche avant de remonter dans le véhi­cule, une ber­line aux vitres teintées.

L’agression s’est pro­duite sous les yeux de son assis­tante, Emily, qui a juste eu le temps de remar­quer une femme brune d’une qua­ran­taine d’années, assise sur le siège arrière de la voi­ture. L’agression n’a pas duré plus de deux minutes.

L’agresseur serait un homme d’allure mas­sive, d’âge mûr, mesu­rant environ 1m80, et de type cau­ca­sien. Emily, qui nous a raconté la scène dans un mail, a remarqué un tatouage sur son avant-bras gauche, un ser­pent se mor­dant la queue et for­mant un cercle. S’agit-il de l’ouroboros des alchimistes ?

Le pro­fes­seur Jarry est actuel­le­ment main­tenu dans un coma arti­fi­ciel et le pro­nostic vital reste réservé. La police exa­mine les bandes vidéos des caméras de sur­veillance mais, d’après Emily, aucun avis de recherche n’a encore été lancé.

Notre tris­tesse et notre colère s’accompagnent d’une inter­ro­ga­tion : selon son assis­tante, le pro­fes­seur Jarry se trou­vait à Londres dans le cadre de ses recherches sur une mys­té­rieuse société secrète appelée « le Collège Invisible ». Le pro­fes­seur Jarry aurait-il décou­vert des preuves com­pro­met­tantes ? Pour l’heure, nous espé­rons sim­ple­ment qu’il survivra.

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Les mouches

sugaar
21 octobre 2009

Hier matin, le ministre de l’intérieur Georges Foulché a inau­guré le nou­veau sys­tème de sur­veillance assisté par micro drones.  Ce sys­tème, qui  existe en fait depuis 2007 dans les ban­lieues les plus sen­sibles, est déployé à pré­sent sur l’ensemble du Grand Paris et devrait s’étendre, d’ici la fin de l’année, à l’ensemble des grands pôles urbains. Les drones uti­lisés dis­posent de caméras de sur­veillance. Un modèle , encore au stade expé­ri­mental mais qui devrait être opé­ra­tionnel l’été pro­chain, embar­quera égale­ment un dis­po­sitif de neu­tra­li­sa­tion non létal. C’est à dire un Taser.

Où se trou­vaient les jour­na­listes, hier matin ?  Les plus dociles gar­daient le nez en l’air et la caméra bra­quée sur l’incroyable ministre. Les plus témé­raires fouillaient dans des cad­dies. Une curieuse fré­nésie s’est en effet emparée de quelques ména­gères. Elles fai­saient des stocks. S’agissait-il de la peur d’une attaque nucléaire qui obli­ge­raient chacun à vivre dans une cave humide ? Non. L’angoisse d’un nou­veau virus, un croi­se­ment en la grippe Tsé tsé et l’ébola N1 ? Non plus. Ses ména­gères stockent  les rou­leaux de feuilles d’aluminium. L’enjeu ? Protéger le crâne de leurs progéniture.

Au journal de TN1, l’une de ces matrones pré­cau­tion­neuses bran­dis­sait un texte pho­to­copié, en guise d’explication. Un quatrain.

« Tout à l’entour la Grand’cité

Gestes las et  pen­sées âcres.

Par les mouches déterrés,

Et chantés en simu­lacres. »

Les vers de Cherny Zemly sont lim­pides, à ce qu’il parait. Les drones du ministre dif­fusent des ondes capables de trans­former de pai­sibles habi­tants en mou­tons méca­niques.
Pourtant, nul besoin d’ondes mys­té­rieuses pour atteindre un pareil résultat.

Mouche d’argent et cha­peau d’aluminium

L’idée que l’on peut mani­puler d’autres per­sonnes à dis­tance, grâce à des ondes, nous vient de la guerre froide et des expé­riences menées par les sovié­tiques et les Américains.
Au début des années 60, alors qu’ils recher­chaient des micros à l’ inté­rieur de leur ambas­sade à Moscou , les Américains auraient décou­vert d’étranges radia­tions émises der­rière leurs murs : les sovié­tiques auraient mis au point des géné­ra­teurs sti­mu­la­teurs d’ impul­sions micro-ondes qui devaient per­turber la pensée des diplo­mates. Le gou­ver­ne­ment amé­ri­cain se serait aus­sitôt lancé dans la recherche d’armes simi­laires. La course à l’armement psy­cho­tro­nique était lancée.

Dès le milieu des années 70, les Américains auraient réussi à créer l’arme ultime, capable, grâce à des ultra sons ou des micro ondes selon les ver­sions, de non seule­ment modi­fier les sen­sa­tions et les émotions humaines, mais aussi, sur­tout, de faire résonner tout un dis­cours dans la tête d’un mal­heu­reux cobaye.

Les conspi­ra­tion­nistes prêtent aux armes psy­cho­tro­niques des pro­priétés incroyables. Ils pensent que tout gou­ver­ne­ment démo­cra­tique qui se res­pecte pos­sède un arsenal secret dont il use et abuse contre son propre peuple.
Étran­ge­ment, les conspi­ra­tion­nistes ne s’étonnent pas lorsque les popu­la­tions de ces pays liber­ti­cides mani­festent et se sou­lèvent contre leurs diri­geants indignes. Les conspi­ra­tion­nistes ne remarquent pas que des gué­rillas conti­nuent d’éclater à tra­vers le monde, et qu’aucune arme ne semble pou­voir y mettre fin.
Les conspi­ra­tion­nistes ne voient pas que les tech­niques uti­li­sées pour contraindre les esprits demeurent glo­ba­le­ment les mêmes depuis des siècles et des mil­lé­naires. L’arme la plus puis­sante, c’est la peur.

Aujourd’hui, les conspi­ra­tion­nistes lèvent les yeux et pensent que des mouches d’argent vont s’emparer de leurs pensées.

Et pour cela, ils portent des cha­peau d’aluminium. Il faut croire que le port de l’entonnoir est passé de mode.

Alors ils vont porter de jolis cha­peaux et, au cas où, bien se com­porter.
Puisqu’il se savent sur­veillés, ils feront en sorte de ne rien faire de répré­hen­sible. Ils mar­che­ront dans les clous. Regarderont sage­ment le journal télé­visé. Ils se diront mani­pulés mais ils le diront de moins en moins. Ils se feront à l’idée et ne chan­ge­ront pas de chaîne. Ils se diront qu’ils n’ont pas le choix, au fond. Et puis que de toute façon, ce n’est pas plus mal, d’être sur­veillés. Non, pas sur­veillés. Protégés. Le soir, en pre­nant le frais à la fenêtre, ils admi­re­ront le ballet des mouches d’argent et trou­ve­ront cela presque ras­su­rant. Puisque per­sonne ne viendra les cher­cher, eux qui n’ont rien fait. Et puis ils enlè­ve­ront leur cha­peau d’aluminium et fini­ront par se coucher.

Au moment d’éteindre la lumière, peut-être auront-ils une pensée fugace. Qui les regarde, en fait ? Mais cela n’aura plus aucune impor­tance. Et pen­dant qu’ils dor­mi­ront, bien sage­ment, les mouches d’argent feront ce que toutes les mouches du monde font. Elles se reproduiront.

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ovnis: trois petites blagues et puis s’en vont

Manu le Cyborg
19 octobre 2009

Je com­mence à me faire à l’idée que les ovnis, s’ils existent, ne sont pas près de débar­quer au-dessus de la tour Eiffel. En tout cas, je pré­fère me dire qu’ils sont bien au chaud sur Mars plutôt que d’écouter les machins authen­ti­que­ment véri­tables à 100%, du genre  » le grand Babaouchnock fut contacté par un visi­teur venant d’une autre pla­nète qui lui demanda de construire une ambas­sade pour accueillir ces êtres lors de leur retour sur terre. » 8-O

Histoire de se rap­peler que par­fois, la vérité est ailleurs mais pas trop loin, je vous pro­pose  une petite balade au pays des ovnis en plas­tique, avec trois bonnes blagues faites par des gamins et qui auraient pu durer longtemps.

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Les ovnis sont-ils juste des boules de feu?

Manu le Cyborg
19 octobre 2009

ovnis lumineux ou boules de plasma?

ovnis lumi­neux ou boules de plasma?

Je vous déjà ai parlé des ovnis lumi­neux vus au Mexique, les fakes de Carlos diaz et  lhal­lu­ci­nante vidéo d’un ovni en train de donner nais­sance à des bébés ovnis.

On peut rigoler un bon coup (ou s’énerver) une fois la super­cherie décou­verte. N’empêche que les témoi­gnages concer­nant des boules de feu se bala­dant sur Terre sont très fré­quents. Et que ça com­mence à faire désordre.

En 2006, le minis­tère de la défense anglais a rendu public un rap­port sur les ovnis du pays et a  conclue que leur exis­tence est prouvée.  Si si. Mais ça ne veut pas dire qu’ils sont habités par des petits gris, ni même qu’ils sont des vais­seaux extra­ter­restres.  D’après ce Projet Condign, les ovnis sont en fait un phé­no­mène naturel , des boules de feu ou plutôt de plasma.  Bon, là, je wiki­pédie à mort parce que pour moi, le plasma c’est plutôt un grand écran dans le salon pour regarder le foot…

Petite leçon de phy­sique : le qua­trième état de la matière

lampe plasma

lampe plasma

Il y a l’eau, la terre, l’air… Bref, la matière peut être liquide, solide ou gazeuse. Mais elle peut être aussi à l’état plasma.  Lorsqu’un gaz est soumis à à un champ élec­trique de forte inten­sité ou à des tem­pé­ra­tures suf­fi­sam­ment élevées, si on le bom­barde de par­ti­cules ou s’il est soumis à un champ élec­tro­ma­gné­tique très intense, il se pro­duit une sorte de soupe d’électrons qui deviennent alors très actif. Cet état n’est visible sur Terre qu’à très haute tem­pé­ra­ture, quand l’énergie est telle qu’elle réussit à arra­cher des élec­trons aux atomes.

Les étoiles et les éclairs sont des plasmas natu­rels. Même la terre est entourée d’un nuage de plasma.

Il y a aussi plasmas indus­triels, qui se trouvent dans  les télé­vi­seurs, les dis­jonc­teurs à haute ten­sion, les lampes, la fusion nucléaire…

Bon, c’est très très inté­res­sant pour la culture G mais…

Et les ovnis oranges?

ovnis lumineux en angleterre

Des cen­taines de boules lumi­neuses sont appa­rues dans le ciel anglais et hol­lan­dais en juin 2009. Boules de plasma ou armada extraterrestre?

Va fal­loir se faire une raison, d’après les scien­ti­fiques se sont  juste des boules de plasma qui se déplacent près de la sur­face ter­restre. C’est  rare, joli et un peu dan­ge­reux pour les imprudents.

Les décharges élec­tro­ma­gné­tiques causent des brû­lures sur la peau et un choc au cer­veau chez ceux qui s’approchent d’un peu trop près de ces boules lumi­neuses, d’où des faux sou­ve­nirs d’enlèvement et des traces d’expérimentations.

Ces boules de plasma ne causent en général aucun dégât aux avions, sauf s’ils décident de les prendre en chasse.

Conclusion : si vous voyez une boule de feu foncer sur vous, courrez!


C’est pas un peu triste, pour les chas­seurs d’ovni ?

lampe ovniBah, oui. Mais en même temps, les fausses preuves et les témoi­gnages fan­tai­sistes, ça craint du boudin. Et ça ne veut pas dire non plus que les ovnis n’existent pas. Juste qu’il faut être un peu plus pru­dent avant de crier « E.T, je te vois! »

Chose très inté­res­sante, la tech­no­logie des vais­seaux extra­ter­restres est de plus en plus décrite comme uti­li­sant une énergie tirée du plasma. Et il parait aussi que les ovnis lumi­neux de type « boule de feu » sont de plus en plus fré­quents. Mouais, récu­pé­ra­tion ufo­lo­gique ou révé­la­tion à venir? Promis, je vous en par­le­rais dans un pro­chain post (si les aliens ne m’ont pas enlevés d’ici là ;-) )

En atten­dant que les boules de feu débarquent, amis cyborgs: ouvrons l’œil.

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antennes humaines

Manu le Cyborg
17 octobre 2009

En ce moment, je capte tout un tas de trucs louches. Depuis ce matin, j’ai même l’impression qu’il y a… Hum hum… Une sorte de voix qui m’appelle. Vu que mon implant s’est choppé un maxi bom­bar­de­ment de rayon zor­glub, je me demande si je ne suis pas branché sur radio gaga main­te­nant. Avoir des hal­lu­cinations ou la mémoire qui bugue, ça peut arriver à tout le monde. Quand on est un cyborg, on fait quoi? On se gratte l’antenne.

On a retrouvé le soldat cyborg

plus grande plaque de titanium greffée à un crâne humain

Mon ancêtre, c’est le petit gars qui va à la bou­cherie en 1418 et qui revient avec un bout de crâne en moins. On le rafis­tole avec une plaque de métal et il perd la boule parce qu’il entend la radio même en se bou­chant les oreilles. Quoi, com­ment ça c’est une légende?

La leçon du pro­fes­seur Manu. Les ondes radios nous per­mettent de com­mu­ni­quer à dis­tance. L’antenne de la télé, celle du télé­phone por­table ou de l’internet en wifi sont juste des conduc­teurs métal­liques: l’onde radio arrive dans l’antenne récep­trice, dont les élec­trons se mettent à vibrer au même rythme que ceux de l’antenne émet­trice. Une fois décodé, ce rythme devient des images ou du son.

A l’époque de mon ancêtre cyborg, la radio pas­sait sur la bande A.M, celle des ondes longues qu’on peut capter jusqu’à 1000 Km. Pour les capter, les gens uti­li­saient un poste à galène qui fonc­tionne grâce à des cris­taux métal­liques. Et quand ils habi­taient à côté d’un super émet­teur, ils cap­taient la radio avec à peu près tout ce qui était métal­lique autour d’eux: fils de clô­ture, bai­gnoires, cana­li­sa­tions… Papy cyborg, lui, il avait une énorme antenne dans le crâne! Pauvre de lui. Pauvre de moi.

Voilà une petite liste des bouts de métal qu’on porte sur nous et qui conduisent les ondes élec­tro­ma­gné­tiques: lunettes, col­lier en métal, boucles d’oreille et pier­cings. Plombages den­taires et appa­reils den­taires. Montre. Téléphone por­table. Implants médi­caux comme les vis ou les plaques.

Bon, main­te­nant,  je vais vous confier un secret:  le truc bizarre que j’entend depuis ce matin (on dirait vrai­ment une voix qui vient de l’espace, sauf que je com­prend pas un mot), hé bein je l’entend MEME EN ENLEVANT MON IC!!! Le pre­mier qui me traite de schizo, je lui donne ma place, il verra ce que c’est d’être un pauvre cyborg détraqué.

Allez Manu, on res­pire un grand coup et on réflé­chit. Heu, je me parle tout seul main­te­nant? Naaaaan!!!

Inspirez expirez ins­pirez expirez ins­pirez expirez

Est-ce qu’on peut capter des sons sans uti­liser une antenne?

Inspirez expirez ins­pirez expirez ins­pirez expirez

google google google gooooogle

Et la réponse est…

Roulement de tambour…

Oui.

OUI!!!

Pendant la guerre froide, un neu­ros­cien­ti­fique amé­ri­cain, Allan Frey, a décou­vert qu’en uti­li­sant des radio­fré­quences extrê­me­ment basses, on peut faire entendre des sons aux sourds. A moi!!!

« Avec une modu­la­tion appro­priée, la per­cep­tion de sons variés peut être sus­citée chez des sourds cli­niques à des dis­tances variant de quelques cen­ti­mètres à plu­sieurs cen­taines de mètres du trans­met­teur. Avec des para­mètres de trans­mis­sions dif­fé­rents, nous pou­vons pro­duire la per­cep­tion de graves dou­leurs à la tête, sans les symp­tômes de la nausée ou de ver­tiges. En chan­geant encore les para­mètres du trans­met­teur, on peut créer une sen­sa­tion de piqûre d’aiguilles ».

On appelle ça la per­cep­tion audi­tive des micro-ondes ou effet Frey. Moi je dis, c’est l’effet qui fout la frousse, oui. Et que c’est le début du Mind control.

Il lui arrive quoi au soldat Manu? Une zom­bi­fi­ca­tion comme dans l’affreuse-conspiration-que-Cherny-Zemly-il-avait-dit-que-ça-se-passerait-comme-ça? Ou un ramol­lis­se­ment du cer­velet avec parano cara­binée et veste sans manches?

Je vais quand même prendre les petites pilules que le gentil doc­teur m’a donné. Oups, la bleue ou la rouge?

Ouais bein rigolez pas trop.

En atten­dant de savoir sur quelle fré­quence nous sommes tous bran­chés, amis cyborgs: ouvrons l’œil.

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Puissance. L’individu capté par la foule est un héros ordi­naire pour qui l’impossible n’existe pas.
Celui-ci, qui se croyait faible, se découvre invin­cible par la seule force du nombre. On le disait invi­sible et le voilà, par­tout, ivre de sa propre voix. Il n’est plus perdu. Il sait.

Je sais que tu sais que je sais qu’ils savent que nous savons… Puisqu’on nous le dit.

Contagion. Comme le prouvent les rumeurs tou­jours crois­santes, les esprits s’allument sur la place.
Que scande-t-on, les soirs de grands bals ? Je suis le maître du jeu.
L’ennemi est désigné.

les soldats sont en marche

Crédulité. Parmi nous, entre nous, contre nous… Il se chu­chote comme un cri de ral­lie­ment.
Ils ne savent pas à qui ils ont affaire !
C’est la hache de Damoclès qui plane sur leurs têtes.

Et chacun cède joyeu­se­ment à ses ins­tincts refoulés.

Ce n’est déjà plus de la haine, c’est de l’horreur ; on ne menace plus, on écume.

Mais qui sont ces féroces sol­dats qui sifflent sous nos fenêtres ? Chantonne le père Ubu.

Des auto­mates.
La poi­trine grande ouverte, ils laissent tou­cher le méca­nisme de leur volonté et la pous­sière de leurs vertus.
On en rit encore, à la Lanterne.

Et pour­tant… La peste est notre affaire à tous.

La créa­tion des légendes qui cir­culent si aisé­ment parmi les foules n’est pas seule­ment le résultat d’une cré­du­lité com­plète, mais encore des défor­ma­tions pro­di­gieuses que subissent les événe­ments dans l’imagination d’individus assem­blés. L’événement le plus simple vu par la foule est bientôt un événe­ment défi­guré. Elle pense par images, et l’image évoquée en évoque elle même une série d’autres sans aucun lien logique avec la pre­mière, Nous conce­vons aisé­ment cet état en son­geant aux bizarres suc­ces­sions d’idées où nous conduit par­fois l’évocation d’un fait quel­conque. La raison montre l’incohérence de pareilles images, mais la foule ne la voit pas ; et ce que son ima­gi­na­tion défor­mante ajoute à l’événement, elle le confondra avec lui. Incapable de séparer le sub­jectif de l’objectif, elle admet comme réelles les images évoquées dans son esprit, et ne pos­sé­dant le plus sou­vent qu’une parenté loin­taine avec le fait observé.

Du moment qu’ils sont en foule, l’ignorant et le savant deviennent égale­ment inca­pables d’observation.

Gustave Le Bon, « Psychologie des foules », (1895).

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douleur

Ma com­plice cybor­blog­gueuse ayant joyeu­se­ment détri­coté toutes les jolies petites ondes qui tournent autour de nos têtes,  ici et ,  je n’allais pas rester insen­sible à la question.

Alors, les ondes, ça vous gra­touille ou ça vous chatouille?

Doctopédia : La sen­si­bi­lité élec­tro­ma­gné­tique (ou électro-sensibilité, ou électro-hypersensibilité est un trouble dans lequel une per­sonne subit des symp­tômes phy­siques ou psy­cho­lo­giques qui sont causés ou aggravés par des champs ou des ondes électromagnétiques.

En gros, les gens aller­giques aux ondes élec­tro­ma­gné­tiques sont plutôt mal barrés, vu qu’on est com­plè­te­ment cernés par elles. Stress, insomnie, envies sui­ci­daires, migraines… L’enfer à portée d’ondes!
Il  a même des gens qui en souffrent tel­le­ment qu’ils sont obligés de fuir la ville.

Perso, j’ai ten­dance à ricaner quand quelqu’un me dit que l’antenne-relais du quar­tier l’empêche de dormir.  Mais la semaine der­nière  les ondes trop fortes d’un por­tique de sécu­rité ont déréglé mon implant cochléaire, et depuis j’ai des acou­phènes, je me sens tout patraque et je me demande si je ne suis pas vic­time de ces fichues ondes, moi aussi. D’après mon médecin, tout est ok, d’après ma coblog­gueuse, ça sur­chauffe grave sous mon casque de cyborg. Mouais.

Et la tête, elle va bien la tête?

Bah en Suède, pas trop. 230 000 per­sonnes (2,5% de la popu­la­tion!) disent souf­frir d’hypersensibilité élec­tro­ma­gné­tique. C’est énorme. Bizarre bizarre, beau­coup d’entre eux tra­vaillent pour des com­pa­gnies de télé­com­mu­ni­ca­tions ou des construc­teurs de por­tables. Le gou­ver­ne­ment sué­dois, dans sa grande sagesse, recon­nait offi­ciel­le­ment que l’hypersensibilité aux ondes est un han­dicap. En France, c’est pas demain la veille que ça arrivera.

En sur­fant sur le ouèbe, j’ai aussi déniché une décla­ra­tion de l’ancienne pre­mier ministre nor­vé­gienne Gro Harlem Brundtland. Madame dit que les ondes lui font souf­frir le martyr. Elle est aussi médecin et ex direc­trice géné­rale de l’OMS: « Certaines per­sonnes déve­loppent une sen­si­bi­lité à l’électricité et aux radia­tions d’équipements tels que les télé­phones por­tables et les PC. Si cette sen­si­bi­lité peut amener à être confronté à des effets sur la santé comme le cancer ou d’autres mala­dies, nous ne le savons pas encore. Mais je pense que nous devrions suivre le prin­cipe de pré­cau­tion, sur­tout pour nos enfants ».

Malgré ça, l’hypersensibilité, l’OMS n’y croit pas. Ou a d’autres chats à fouetter. Ou a intérêt à regarder ailleurs. Bref, rien n’est fait pour étudier le cas des hyper­sen­sibles et trouver une solution.

L’évolution n’avait pas prévu le télé­phone portable!

Iphone m'a tué

Retour en Suède avec le pro­fes­seur Olle Johansson de l’institut Karolinska. D’après lui,  les champs élec­tro­ma­gné­tiques per­turbent notre sys­tème immu­ni­taire.
Celui-ci s’est déve­loppé sous l’influence des radia­tions du soleil et du champ élec­tro­ma­gné­tique sta­tique de la Terre, pas avec les ondes élec­tro­ma­gné­tiques qu’on uti­lise dans tous nos gad­gets ultra modernes. Le sys­tème immu­ni­taire des gens élec­tro­sen­sibles réagit en fait de façon exa­gérée à des agres­sions d’un type inconnu. Un peu comme les per­sonnes qui sont aller­giques à la pous­sières ou à des médi­ca­ments. Sauf que les champs élec­tro­ma­gné­tiques tra­versent tout notre corps. Ouch!

Et demain, on aura quoi? Des cen­taines de mil­lions de per­sonnes trop malades pour bosser ou pour faire leurs courses, qui passent leur jour­nées chez le médecin et leurs vacances chez le psy… Pas joyeux tout ça mais au moins ils auront plus de temps pour faire joujou avec leur por­table der­nier cri. Tellement der­nier cri que faudra pas vous étonner si on finit par trouver sur une pierre tom­bale: Iphone m’a tuer.

Le rhume des ondes, plus dan­ge­reux que la grippe H1N1? Amis cyborgs, ouvrons l’œil.

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Voir à tra­vers les murs n’est pas une nouveauté.

Les radio­fré­quences tra­versent des sur­faces aussi dif­fé­rentes que le béton, les arbres ou la fumée.
Les forces spé­ciales amé­ri­caines et fran­çaises dis­posent déjà du Prism 200, du Xaver 400 et de plu­sieurs autres radars por­ta­tifs qui tra­duisent en images 3D le dépla­ce­ment des per­sonnes et des objets perçus à tra­vers des murs.

Récemment, deux cher­cheurs amé­ri­cains ont créé un réseau d’ondes radios en wifi qui permet lui aussi de tra­quer les mou­ve­ments der­rière des murs.

système radio tomographique et image générée par ordinateur

le sys­tème de radio tomo­gra­phie et l’image générée par ordinateur

A la dif­fé­rence des radars, le sys­tème de radio tomo­gra­phie inventé par Neal Patwarid et Joey Wilson uti­lise un signal radio pas­sant à tra­vers 34 émetteurs-récepteurs pour tra­quer les mou­ve­ments. Les « ombres » créées par ces mou­ve­ments dans les ondes radios sont ensuite conver­ties en images grâce à un pro­gramme informatique.

Ce sys­tème uti­lise des ondes radios cinq cent fois plus faibles que celles d’un télé­phone portable

Repérer les otages et les consommateurs

La radio tomo­gra­phie en wifi pour­rait aider la police, les pom­piers et les équipes de secou­risme en cas de prise d’otages. Elle est égale­ment moins oné­reuse et plus pré­cise qu’un radar.

D’après Wilson, elle pour­rait aussi être uti­lisée pour ana­lyser le com­por­te­ment des clients : « Je pense aux bou­tiques et aux com­merces d’alimentation. Ils dépensent beau­coup d’argent pour déter­miner ‘où devons-nous mettre les céréales, où devons-nous mettre le lait, où devons-nous mettre le pain?’ Si je peux offrir cette infor­ma­tion en uti­li­sant la radio tomo­gra­phie, c’est une bonne affaire. »

Qu’en est-il du droit à la vie privée ? Les inven­teurs du sys­tème sont caté­go­riques , il « pro­cure des images en temps réel de l’emplacement et des mou­ve­ments des per­sonnes mais ne peut pas être uti­lisé pour les identifier. »

En France, le ministre de l’intérieur Georges Foulché s’est déclaré par­ti­cu­liè­re­ment inté­ressé par la mise en place d’un tel sys­tème dans des lieux dits  « sen­sibles. » Reste à définir leur sensibilité.

Les limites de  la science-fiction

Les radars peuvent détecter les indi­vidus mais seul un dis­po­sitif de tra­çage, comme une puce RFID, permet d’identifier celui qui se cache der­rière un mur.
Pourtant, la semaine der­nière, la publi­ca­tion des élucu­bra­tions de Cherny Zemly a réac­tivé une vieille théorie conspi­ra­tion­niste : des indi­vidus seraient tra­qués grâce aux ondes élec­tro­ma­gné­tiques émises par leurs cer­veaux. Heureusement, les citoyens lambdas ne sont pas concernés. D’après les écrits de Zemly, quelques rares per­sonnes émettent un champ élec­tro­ma­gné­tique par­ti­cu­lier, une sorte de signa­ture céré­brale hors normes. Des scien­ti­fiques aux noirs des­seins auraient conçu un radar pour retrouver ces per­sonnes. Les adeptes du New Age connaissent cette signa­ture depuis long­temps et lui ont même donné un nom : l’aura.

Pister des per­sonnes grâce à leur aura, on appelle cela de la science-fiction.

Tout comme le Big Mac et les dos­siers X files, cette théorie est née aux États-Unis. De temps à autre, elle est régur­gitée par une poi­gnée de para­noïaques téta­nisés à l’idée que quelqu’un, quelque part, en veut à leurs cerveaux.

Il y a quatre ans, le site mind­con­trol affir­mait déjà que la NSA – les ser­vices amé­ri­cains de sécu­rité inté­rieure – sur­veille des per­sonnes en tra­çant leur champ élec­tro­ma­gné­tique.
Que les déten­teurs d’auras sur­puis­santes se ras­surent. En réa­lité, la tech­no­logie a quelques trains de retard sur l’esprit fié­vreux des conspi­ra­tion­nistes. Les champs élec­triques et magné­tiques générés par le cer­veau sont insi­gni­fiants; leur inten­sité est même moindre que les ondes élec­tro­ma­gné­tiques qui  trans­mettent l’information audio­vi­suelle.
Celui qui, magi­que­ment, pro­duira un champ suf­fi­sam­ment fort pour le dis­tin­guer de la foule des humains ordi­naires ne pourra guère s’en vanter. Aussitôt pro­duit, le champ le tuera. Il grillera lit­té­ra­le­ment sur place.

Les supers héros ont la vie courte.

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un nuage bizarre apparait au-dessus de moscou

Manu le Cyborg
11 octobre 2009

Mais qu’est-ce qu’il se passe dans le ciel? Certains disent que le projet HAARP a entouré la Terre d »un man­teau élec­tro­ma­gné­tique pour mani­puler nos ondes céré­brales, et que l’on va voir, de plus en plus, des choses étranges au-dessus de nos têtes. Et si vous ne croyez pas à la conspi­ra­tion du rayon bleu qui nous trans­for­mera en zombie, les signes dans le ciel annoncent de toute façon une méga cata pour 2012. En gros, on a le choix entre le débar­que­ment des extra­ter­restres et la fin du monde. Mouais mouais.

Voilà t-il pas que le 7 octobre, un drôle de nuage lumi­neux est apparu à Moscou. La fin du monde serait-elle en avance?

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