sauvons les cyborgs !

L'Histoire est un mensonge que personne ne conteste.

endormir la peur

sugaar
9 avril 2010

Au-delà de ce monde de colère et de larmes,
Ne plane que l’horreur de l’ombre.
Et pour­tant la menace du Temps
Me trouve et me trou­vera, sans peur.

William Ernest Henley, Invictus

Tous les ani­maux connaissent la peur. Et tous peuvent apprendre à nier l’évidence du danger.

Une  expé­rience conduite par des psy­cho­logues de l’université d’Austin, au Texas, a permis de guérir des rats dressés à asso­cier un son par­ti­cu­lier avec une décharge élec­trique.
La méthode est simple. D’abord, on rejoue le son, une seule fois, pour désta­bi­liser la mémoire. Aucune décharge élec­trique ne suc­cède au son. Une heure plus tard, on rejoue ce son de façon répé­ti­tive.
A la fin, les rats peuvent entendre le son sans avoir peur. Mieux : ils sont à pré­sent plus lents que d’autres rats pour réap­prendre à craindre la décharge élec­trique. Malgré la dou­leur, le son ne pro­duit chez eux qu’un sen­ti­ment de sécurité.

Ces cher­cheurs sou­haitent pour­suivre l’expérience avec des êtres humains.
Cela est inutile. Nous en connais­sons déjà le résultat.

Depuis l’Appel du 9 sep­tembre et la mise en place, par Simons et ses sbires, de mesures d’exception légi­ti­mant une sur­veillance géné­ra­lisée, nous vivons comme ces rats de labo­ra­toire.
D’abord, ils nous ont appris la peur. Une peur col­lec­tive et irra­tion­nelle, nous fai­sant voir des ennemis dans chacun de nos voi­sins. Elle a engendré une hys­térie digne des périodes les plus sombres de notre his­toire. Des femmes et des hommes, parce qu’ils récla­maient la vérité au sujet de Cherny Zemly, ont été désho­norés, pour­chassés, lyn­chés par les médias. Ils ont été aban­donnés par le peuple quand ils ne lut­taient que pour lui. Certains en sont morts.

Puis, par un fan­tas­tique tour d’illusionniste, le Nouvel Ordre nous a appris l’indifférence. Un calme inquié­tant a suc­cédé à la tem­pête. En quelques petits mois, les indi­vidus qui décident de notre avenir ont réussi à nous faire oublier que notre survie dépend de notre capa­cité à recon­naître les dan­gers qui nous menacent.

Nous refusons d'être des rats de laboratoire. Zemly vérité !Pour pou­voir nous sauver, il nous fau­drait, comme des rats de labo­ra­toire, réap­prendre à avoir peur. Mais il ne s’agit plus d’éprouver la peur imbé­cile de celui qui a peur de son ombre alors qu’il marche en pleine lumière.

Il est urgent de nous sou­venir de toutes ces routes mau­dites que nous avons prises et qui ne menaient nulle part.
La peur qui nous a saisi, enfin, lorsque nous avons com­pris que notre guide était aussi notre bour­reau, cette peur nous a sauvé. Elle nous a appris qu’il est par­fois néces­saire de mordre la main de son maître.

Pierre Anvers ne doit pas être mort pour rien.

Zemly vérité ! Nous devons retrouver l’homme à l’oiseau noir.

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vortex au mexique

Manu le Cyborg
20 février 2010

Quand je disais que ça allait recommencer!!!!


Amis cyborgs, ouvrons l’œil.

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Il est vrai

sugaar
10 février 2010

Il est vrai que nous vivons des Temps,  nous dit-on, des Temps où les révoltes ne s’écrivent pas sur les murs et ne se crient pas dans la rue. Cela ne se fait plus, voyons. Il fait trop froid. C’est un temps anesthésique.

Il est vrai que si révolte il y a, si cela peut être encore pos­sible,  nul ne l’entend.

Ne voyez-vous pas à la Lanterne, celui dont l’Appel nous laisse sans voix ? Qu’entend-il de nous, lui ? Le mur­mure de nos cla­viers ? Le bruit des langues qui claquent quand tous les mots sont usés ? Quel est le mot de code ? Chut ! Clac. Cent un mots que nous échan­geons, et pas un qui semble à la hau­teur de ce silence. Mais à quoi pense-t-on ? A rien. Vraiment. Sincèrement. Ce ne sont que des petits mots que nous sto­ckons comme des cou­pons de réduc­tion pour une bra­derie impro­bable, où tout sera trop grand et trop petit, trop laid et trop futile. Ce ne sont que des jus­ti­fi­ca­tions pour faire traîner les choses, puisque nous savons bien que nous n’irons pas, là-bas.

Il est vrai que nous vivons un jour sans fin, ou plutôt l’une de ces après-midis grises et ternes où l’on sait que toutes les pro­messes sont ajour­nées.  C’est un jour triste, il n’y a plus per­sonne à appeler et tout ce qui devait être lu a été écrit.
Mais nous n’admirons ni le mou­ve­ment lent des girouettes ni les feuilles frois­sées que le vent mau­vais nous apporte.  Nous comp­tons. Nous recomp­tons. Nous bif­fons les grâces pas­sées et les messes dites. Tranquillement.

Il est vrai que nous vivons des temps où les murs n’écrivent plus aucune révolte. Où toutes les voix qui devaient se faire entendre ne parlent que d’issues de secours. C’est un temps sale, nous disons, un temps de nau­frage.
N’est-ce pas là que tout commence ?

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fausses terreurs

sugaar
29 janvier 2010

En poli­tique rien n’arrive pas acci­dent. Si quelque chose se pro­duit, vous pouvez parier que cela a été pla­nifié de cette façon.

Franklin Delano Roosevelt

Se créer les ennemis dont on a besoin.
C’est le plus vieux tour. Celui qui marche toujours.

Un jour, un homme résolu de s’emparer de Rome. Mais la République était solide.
Crassus avait besoin d’un ennemi. Il choisit Spartacus.
Le gla­dia­teur était à la tête d’une armée d’esclaves. Il était un ennemi convain­cant.
Mais Spartacus et sa bande ne vou­laient pas de Rome. Ils vou­laient leur liberté. Une flotte mer­ce­naire devait les emmener loin de Rome. Elle partit sans eux : Crassus l’avait achetée.
Cerné par les sol­dats de Crassus, les esclaves n’eurent d’autre choix que de mar­cher sur Rome.
La République, trem­blante, confia ses armes et son destin à l’ambitieux poli­ti­cien. Spartacus mourut l’épée à la main. Six mille esclaves furent cru­ci­fiés.
Les Romains ne récu­pé­rèrent jamais leur République.

Crassus

Comme sont morts ces esclaves, ainsi mourra votre racaille…
Si elle manque un ins­tant de loyauté envers le nouvel ordre établi.

Les ennemis de l’État sont connus.

Des arres­ta­tions sont en cours. Les pri­sons com­mencent à se rem­plir.
Dans chaque ville et pro­vince sont dres­sées des listes de traîtres.
Demain ils appren­dront le prix de leur ter­rible folie…
Leur trahison.

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libertés surveillées

sugaar
22 janvier 2010

Au pays des réseaux sociaux et des échanges nomades, il existe une rumeur folle : tout ce que vous pourrez dire sera retenu contre vous.

En sep­tembre der­nier, deux jeunes fran­con­vil­lois ont été sus­pectés de ter­ro­risme. Ils s’étaient amusés, par SMS, à ima­giner la pré­pa­ra­tion d’un entar­trage visant Simons. L’opérateur mobile de l’un des jeunes avait alerté la police anti­ter­ro­riste.
La rumeur dit vrai. D’une façon ou d’une autre, nous sommes tous surveillés.

Aujourd’hui, une nou­velle rumeur affirme que des per­sonnes dis­pa­raissent après avoir posté des mes­sages sur Twitter ou Facebook. L’histoire est si absurde qu’elle confine au fantasme.

Vendredi 15 jan­vier, à Paris, un homme aurait été bloqué par des CRS alors qu’il se ren­dait sur son lieu de tra­vail, près des Grands Boulevards. La raison de ce blo­cage reste floue mais la proxi­mité des grands maga­sins laisse sup­poser une alerte à la bombe. Ou la sortie incon­grue d’une pre­mière dame fai­sant les soldes.
Connecté à un site de micro­blog­ging grâce à son télé­phone por­table, l’homme immo­bi­lisé lais­sait éclater sa colère contre les CRS, le gou­ver­ne­ment en place et l’omni-président. Il fit le paral­lèle avec l’agression à moitié réussie (ou ratée, on ne sait plus) qui secoue la France depuis près de quatre mois.  L’homme rap­pela à ses amis invi­sibles qu’un tou­riste inconnu aurait filmé l’un des gardes du corps fai­sant un dis­cret signe du menton à Cherny Zemly. Il affir­mait que le tou­riste, c’était lui.

Il se trou­vait tou­jours là, sur le trot­toir, lorsqu’il fut arrêté. L’un de ses col­lègues, bloqué lui aussi par le bar­rage, avait vu la scène de l’autre côté du trottoir.

Et depuis une semaine, plu­sieurs per­sonnes se demandent où se trouve Jacques Chambret. La police pari­sienne n’a ni confirmé, ni réfuté son arrestation.

Est-ce une légende urbaine en pleine éclo­sion ou faut-il s’attendre, vrai­ment, à d’autres disparitions ?

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l’absurde élixir du diable

sugaar
6 janvier 2010

aliceJe vois de l’absurde dans ma rue et dans ma vie.
Un pas­sage pour pié­tons menant à une porte condamnée, un employeur me deman­dant de cap­turer une licorne rose… L’absurde est ce qui n’a aucun sens.
Un jour seule­ment, une bulle d’irrationalité éclate.
Des figures de cire s’animent et le grin­ce­ment de leurs rouages devient un refrain moqueur : nous aussi, nous cou­rons pour rester à la même place.

L’absurde est cet élixir du diable qui nous permet de passer de l’autre côté du miroir. Le pour­quoi s’élève et tout com­mence dans cette las­si­tude teintée d’étonnement.


De l’autre côté du miroir, le hasard n’existe pas et notre exis­tence est pro­grammée par de nou­veaux dieux de l’Olympe. Cruels et insen­sibles, ils sont pour­tant ter­ri­ble­ment humains dans ce qu’ils recherchent : le pou­voir, l’argent, la sou­mis­sion sans ques­tion­ne­ment. Trop humains ? Nés sur une pla­nète loin­taine ou des­cen­dants d’une antique confrérie, ils ont le visage de nos tyrans disparus.

Les conspi­ra­tions fan­tas­mées et nos expé­riences his­to­riques coexistent à pré­sent dans une zone grise où dansent les ombres de nos marionnettistes.

Sommes-nous, encore et tou­jours, cette même foule aveugle ?

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le messager athénien

sugaar
21 décembre 2009

« Et, au fait, qui­conque, ayant conquis un État accou­tumé à vivre libre, ne le détruit point, doit s’attendre à en être détruit. Dans un tel État, la rébel­lion est sans cesse excitée par le nom de la liberté et par le sou­venir des anciennes ins­ti­tu­tions, que ne peuvent jamais effacer de sa mémoire ni la lon­gueur du temps ni les bien­faits d’un nou­veau maître. Quelque pré­cau­tion que l’on prenne, quelque chose que l’on fasse, si l’on ne dis­sout point l’État, si l’on n’en dis­perse les habi­tants, on les verra, à la pre­mière occa­sion, rap­peler, invo­quer leur liberté, leurs ins­ti­tu­tions per­dues, et s’efforcer de les ressaisir. »

Nicolas Machiavel (1515) Le Prince

A ceux qui pensent que tout est pour le mieux tant que le pire est évité, nous disons : Souvenez-vous !

C’était un matin de défaite, et le grand corps malade de la cité n’en finis­sait pas de vaciller. Trente tyrans fon­daient sur Athènes. C’était aisé, l’hydre vieillis­sante avait perdu le sou­venir d’elle-même.

La pro­po­si­tion, faite au peuple à genoux, était de créer un nou­veau régime. Puisque le sys­tème ne fonc­tion­nait plus, puisque la guerre et l’économie rédui­saient tous les lau­riers en cendres, alors il fal­lait s’en remettre à la sagesse des ancêtres.  Mais qu’avaient-on hérité, de ces ancêtres mythiques ? Tout. La valeur et le cou­rage. Le res­pect de l’ordre. Une cer­taine idée de la liberté…

C’était donc pour le salut public, qu’il fal­lait remettre le pou­voir entre les mains de quelques uns.

Propagande. Les Trente inves­tis­saient la mémoire col­lec­tive et en nour­ris­saient leur puis­sance.

Tous les bons citoyens pré­sents dans l’assemblée, com­pre­nant la manœuvre et sen­tant leur impuis­sance, ou bien res­tèrent en gar­dant une atti­tude pas­sive, ou bien se reti­rèrent. Ils pou­vaient du moins se rendre cette jus­tice qu’ils n’avaient rien voté de néfaste pour la cité. Un petit nombre de citoyens lâches, mal­in­ten­tionnés, ado­ptèrent à main levée les mesures qu’on leur dic­tait.


Trier. Épurer. Traquer les mau­vaises idées et les mines sus­pectes. Réduire le nombre de citoyens, ne garder que les meilleurs, ceux qui le méritent vraiment.

Exiler effacer exé­cuter.

Renier.

Créer les lois pour mieux dési­gner les hors la loi. Flatter avec le bout de la cra­vache. Jeux. Concevoir le vivre ensemble comme une gigan­tesque entre­prise de sur­veillance col­lec­tive.
Que disait-on, alors ? Ils voient vos mal­heurs d’un si bon œil que, tantôt, ils les savent avant tout le monde, tantôt ils en inventent.

« Ces actes fai­saient plaisir aux citoyens qui croyaient que les Trente agis­saient pour le bien de la cité. »

Aristote

C’était il y a 2 400 ans.  La démo­cratie athé­nienne mour­rait; les hommes au pou­voir étaient devenus une force d’occupation. Puis, un jour, un général en exil revint pour tout ren­verser.

Et ensuite ? Socrate bu la cigüe et tous en mou­rurent.

Zweckpropaganda. Le mes­sager athé­nien s’en est allé.

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La boîte de Pandore du projet haarp

Manu le Cyborg
17 décembre 2009

Hello amis cyborgs! Me voici de retour après quelques semaines d’absence. Et comme la der­nière fois, je vous pro­pose de regarder le ciel. Des nuages étranges aux phé­no­mènes météo inex­pli­qués, il se passe vrai­ment de drôles de choses là-haut. Et tout n’est pas la faute du réchauf­fe­ment cli­ma­tique.
Prenez le projet HAARP, par exemple.
C’est un peu le chou­chou des conspi­ra­tion­nistes en ce moment, avec la grippe H1N1.
Pour faire simple, le projet HAARP pro­jette d’envoyer une énorme onde élec­tro­ma­gné­tique vers  l’ionosphère. L’ionosphère est la couche élec­tri­que­ment chargée qui entoure l’atmosphère ter­restre. C’est notre seul bouclier.

Le rayon de HAARP sou­lè­vera vers des zones de l’ionosphère en les chauf­fant. L’énergie sera sto­ckée là jusqu’à ce que les mili­taires décident de la libérer. Les ondes élec­tro­ma­gné­tiques vont alors rebondir vers la terre et retomber sur tout ce qui bouge. C’est à dire sur nous.

La publi­cité de HAARP cherche à nous faire croire à un projet uni­ver­si­taire pour amé­liorer les com­mu­ni­ca­tions.
Les docu­ments mili­taires amé­ri­cains disent autre chose: HAARP vise à apprendre à « exploiter l’ionosphère à des fins de défense. » Tout ça pour notre propre bien. Dormez, bonnes gens…

C’EST UN SUPER RAYON DE LA MORT!!!

Vous vous sou­venez de ces braves cher­cheurs qui créèrent la bombe H? Bein c’est ce qui est en train de se repro­duire, ils vont donner un grand coup dans l’ionosphère  et voir ce qui se passe. Heu, la fin du monde?

D’après cer­tains scien­ti­fiques, on est à l’aube d’une catas­trophe à côté de laquelle le réchauf­fe­ment cli­ma­tique pas­sera pour un pet de chiot. Du van­da­lisme écolo­gique à grande échelle. Vous croyez qu’ils vont en parler, à Copenhague?

Vous vous sou­venez du halo lumi­neux dans le ciel en Russie et en Roumanie en octobre?  Je vous parie mon casque en alu que c’est un coup de HAARP et qu’il faut s’attendre à d’autres joyeu­setés en 2010, trem­ble­ments de terre et boules de feu dans le ciel.

Mais ça, c’est que la face visible de l’iceberg.  Dans les années 70, l’armée de l’air amé­ri­caine avait dou­ce­ment rêvé d’un grand sys­tème de mani­pu­la­tion des ondes céré­brales (le mind control) grâce aux radio fré­quences pul­sées. Il parait que ce sys­tème n’a pas été réa­lisé, mais c’est la même tech­no­logie que pour HAARP.  Et je sais qu’en France, il y en a qui nous prennent pour des cobayes. Rigolez pas, moi aussi je croyais que c’était des salades mais j’ai décou­vert que des gens (qui???) ont hacké mon implant en bidouillant les ondes et m’ont donné des hal­lu­ci­na­tions. Vous croyez que je suis fou? Lisez ce qui m’est arrivé ces der­niers mois, l’enfer qu’ils me font vivre encore aujourd’hui. Il y a quelque chose de grave qui se passe en ce moment, on veut nous trans­former en zombis. JE LE SAIS!!!

Regardez bien autour de vous, les gens qui dis­pa­raissent ou qui changent sans raison, les bobards qu’on nous sert dans les jour­naux.  Il ne faut pas qu’on se laisse faire!

Amis cyborgs, ouvrez l’œil. Aidez-moi à décou­vrir la vérité avant qu’il ne soit trop tard.

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opération ballon rouge

sugaar
16 décembre 2009

Comment fêter les qua­rante ans d’Internet ? En rap­pe­lant son ori­gine militaire.

ballon rouge ou leurreEntre le 5 et le 14 décembre, le DARPA (agence amé­ri­caine pour les pro­jets de recherche avancée de défense) a orga­nisé une chasse au trésor pour exa­miner les rôles que jouent Internet et les réseaux sociaux dans la com­mu­ni­ca­tion et la mobi­li­sa­tion des popu­la­tions lors de situa­tions critiques.

Il n’a fallu que deux heures aux cinq mille par­ti­ci­pants pour retrouver les dix bal­lons météo­ro­lo­giques rouges dis­persés aux États-Unis.

Ironie ? Depuis soixante ans, le ballon météo­ro­lo­gique est syno­nyme de leurre, pour les ufologues.

Le pou­voir de la foule

Faire appel aux inter­nautes pour résoudre une tâche donnée était jusqu’à pré­sent associé avec l’altruisme dés­in­té­ressé. Cette tech­nique, le crowd­sour­cing, permet de frag­menter et de rendre abs­traite la véri­table signi­fi­ca­tion des tâches. En y mêlant pro­pa­gande et dés­in­for­ma­tion, c’est un moyen effi­cace pour mani­puler des citoyens.
Le concours de DARPA, le jeu Internet Eyes et la traque de l’Homme à l’oiseau noir nous montrent que les popu­la­tions peuvent être uti­li­sées pour étendre la capa­cité de sur­veillance d’un état.

Il suffit de quelques images tru­quées, d’une poi­gnée de témoins réci­tant leurs textes pour que les foules hyp­no­ti­sées traquent des ennemis imaginaires.

Mais, de l’autre côté du miroir… Qui garde les gardiens ?

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morning glory, un étrange nuage en forme de tube

Manu le Cyborg
4 décembre 2009


nuages morning glory

Nuages hal­lu­ci­nants, en Australie. Quelqu’un, là-haut, a comme un pro­blème de cocaïne…

nuage tubulaire en australie, photo de JASON CUTLER tete nuage morning glory_australie nuage en forme de tube pres de la mer coucher de soleil avec un nuage en forme de tube


Wikipédialyse… Le Morning Glory Cloud est un phé­no­mène météo­ro­lo­gique rare pou­vant être observé entre sep­tembre et octobre au nord de l’Australie dans le Golfe de Carpentarie. C’est un nuage en forme de rou­leau mesu­rant jusqu’à 1000 kilo­mètres de long, 1 à 2 kilo­mètres de haut et pou­vant atteindre une vitesse de dépla­ce­ment de 40 kilo­mètres par heure.

Malgré de nom­breuses études, l’origine de ce phé­no­mène n’est pas encore com­plè­te­ment expli­quée. Des nuages simi­laires peuvent être observés au centre des États-Unis, dans la Manche, en Allemagne, dans l’est de la Russie et dans d’autre régions de la côte aus­tra­lienne mais sans répé­ti­tion sai­son­nière comme celui du golfe de Carpentarie. Des bandes nua­geuses aussi spec­ta­cu­laires ont cepen­dant été obser­vées dans la mer de Cortez au large du Mexique et dans la région de l’Île de Sable au large de la Nouvelle-Écosse, Canada.

… Fin de la wikidialyse.

A force de goo-goo-glisser sur le net, j’ai déniché d’autres nuages du même type, mais à des endroits où ils ne sont pas censés se former. Bizarre, vous avez dit bizarre?

nuage en forme de tube, Pologne juillet 2008

nuage en forme de tube, Pologne juillet 2008, pho­to­gra­phie de Kexi sur Flikr

nuage tube photographié à nantucket dans le Massachusetts, le 2/07/2009

nuage tube pho­to­gra­phié à nan­tu­cket dans le Massachusetts,USA le 2÷07÷2009

Vidéo prise depuis un avion, sur la côte nord du Japon, en juillet 2007:


Uruguay, jan­vier 2009 :

Il parait aussi que ces nuages appa­raissent par « vagues », par exemple en sep­tembre et octobre 1994, il y a eu une suc­ces­sion inex­pli­quée de nuages en rou­leaux en Australie. Et depuis, ils sont de plus en plus fré­quents, à tra­vers le monde… Moi, je les classe direct dans le trio de tête des nuages pas nets, avec le cercle de Moscou et le nuage lumi­neux que la NASA essaie de com­prendre.

Chemtrail, chem­trail pas? Amis cyborgs, ouvrons l’œil.

[16:34:21  hasard ou coïn­ci­dence, je sors m’aérer les pou­mons juste avant de balancer mon article sur le ouèbe et je vois un beau nuage en forme de tube au-dessus de ma tête. Pas de quoi le pho­to­gra­phier, por­table antique. ô rage ô déses­poir. Est-ce que quelqu’un l’a vu? Je suis du côté du 93.]

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Imaginez. Vous êtes tran­quille­ment ins­tallé dans votre canapé, sur­fant sur internet. Devant vous, il n’y a qu’un écran d’ordinateur. Pas de cla­vier. Pas de souris. Vous vous demandez si vous avez reçu des mails. Sur l’écran, votre boîte mail appa­rait.  Vous pensez que la nou­velle émis­sion de télé réa­lité va bientôt com­mencer; la télé­vi­sion s’allume. Dans un coin de votre tête, vous entendez la son­nerie de votre télé­phone por­table. Intérieurement, vous décro­chez . Et tandis que la télé­vi­sion devient muette, la voix d’un ami invi­sible résonne dans le salon. Vous sou­riez et décroisez enfin les bras. Vous n’êtes plus seul.  Tout en par­lant, vous secouez dis­trai­te­ment les moi­gnons qui vous servent de mains : à force de ne plus les uti­liser, elles se sont atrophiées.

Nous sommes en 2020. Dans votre cer­veau, une puce lit vos pen­sées et vous évite de faire des gestes trop fati­gants.  En tant que cyborg, vous avez tou­jours aimé vous sim­pli­fier la vie.

Il ne s’agit pas d’une scène de science-fiction.

Des cher­cheurs d’Intel pensent créer d’ici peu le pro­to­type d’un implant céré­bral capable de trans­mettre nos pen­sées à des ordi­na­teurs, des postes de télé­vi­sion et des télé­phones portables.


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nuage étrange au-dessus de moscou le 7 octobre 2009

Vous vous sou­venez du nuage mys­té­rieux apparu au-dessus de Moscou le 7 octobre?

Ma pre­mière expli­ca­tion était un halo par­hé­lique, par temps nua­geux. Il s’agirait en fait d’un hole punch cloud, un bête trou dans un nuage. Ce genre de nuage appa­rait quand des gouttes d’eau sont  en sus­pen­sion dans le ciel et ne trouvent pas de grains de pous­sière pour former un noyau de glace. Lorsque la congé­la­tion se pro­duit, la fine couche de glace tombe sur Terre, lais­sant une magni­fique porte spatio-temporelle.

Le nuage de Moscou serait donc un phé­no­mène météo­ro­lo­gique très rare mais expli­cable. Moi, avec mon côté foui­neur, je me suis quand même posé des ques­tions sur la vidéo. Des mil­lions de gens voient un événe­ment mys­té­rieux, et il n’y en a qu’un seul pour le pho­to­gra­phier? ça aussi, c’est rare.

Alors j’ai cherché des sources un peu plus cré­dibles que les cen­taines de sites conspi­ra­tion­nistes qui se refilent la vidéo comme un mor­pion transgénique.

Il était une fois une vidéo

Tout a com­mencé par une vidéo filmée avec un télé­phone por­table à l’ouest de Moscou, sur le péri­phé­rique, et envoyée sur le site de mreporter.ru, une sorte de you­tube russe pour les repor­ters amateurs.

La vidéo a été postée sur mre­porter le 07 octobre à 13H44  et elle aurait été filmée à midi. Gardez l’info en tête, elle a son importance.

Sur mre­porter, les com­men­taires en russe (merci google trad) confirment que le ciel était étrange ce jour-là :

1. un pre­mier témoin explique qu’il a appelé la sta­tion météo et qu’on lui a répondu qu’une tor­nade s’était dirigée vers Moscou et avait ensuite dis­paru. Un héli­co­ptère aurait été envoyé pour ana­lyser le nuage.

2. Un autre inter­naute confirme qu’il a vu l’hélicoptère mais que ce n’est pas du tout la saison des tornades.

3. Un troi­sième témoin a observé que l’hélico a fait un cercle rapide près du nuage et est reparti.

Un héli­co­ptère envoyé pour sur­veiller un nuage? Très Independance day, ça.

La vidéo cir­cule alors rapi­de­ment sur le net et  per­sonne n’a d’explication sur le nuage.  Heureusement que le gou­ver­ne­ment russe veille au grain.

Les médias entrent en scène

Le soir même, à 19h00, le site internet de Vesti, la chaîne d’infos de l’État, publie un article ras­su­rant. Vesti cite curieu­se­ment le com­men­taire de l’internaute à qui la sta­tion météo a parlé d’une tor­nade fantôme.

ovnis autour du halo de moscou? image empruntée à area51blog.files.wordpress.com

ovni? Oiseau? Hélico?

Problème: cet article est paru une demi-heure après que l’internaute en ques­tion a parlé de la tor­nade. Pourquoi le jour­na­liste n’a-t-il pas demandé confir­ma­tion auprès de la sta­tion météo? A moins que le com­men­taire de l’internaute soit arrivé comme un cheveu sur la soupe et qu’il a bien fallu en faire quelque chose.

Pendant ce temps, des inter­nautes aux yeux de lynx ont repéré un point noir bizarre volant autour du halo. Ovni, oiseau, hélico? Vesti laisse ça de côté et ne men­tionne même pas l’hélico envoyé en repé­rage. Ha mais c’est vrai, quand le jour­na­liste a écrit son article, l’histoire de l’hélico n’avait pas encore été postée sur mreporter.

La chaîne pré­si­den­tielle dif­fuse le soir-même la vidéo avec une expli­ca­tion ration­nelle. Sur le net, des rumeurs parlent du projet HAARP ou d’une expé­rience secrète, comme au bon vieux temps soviétique.

Le len­de­main 8 octobre à 14h et des pous­sières, le site de Vesti rajoute donc une couche, avec les com­men­taires d’un spé­cia­liste du Service d’hydrométéorologie national: on  parle d’un simple effet d’optique et d’un trou créé par la ren­contre de plu­sieurs fronts et d’un cou­rant venant de l’Arctique.

Ok, mais… Où est passée cette fichue tor­nade?
Pouf, on n’en parle plus! Et un pro­blème d’éliminé, un!
Par contre le spé­cia­liste jus­tifie l’illusion d’optique en expli­quant que si on regarde bien la vidéo, on peut voir les rayons du soleil cou­chant… Vous vous sou­venez de l’heure à laquelle le nuage a été filmé? Midi. Moi, j’appelle ça une méga boulette.

En ensuite? La machine à fabri­quer des infos se met en mode rou­leur com­pres­seur. Des sites internet et des télés russes répètent en boucle les expli­ca­tions de la chaîne du gou­ver­ne­ment et les médias anglais prennent le relais au niveau mon­dial. Sauf que sur you­tube, on frôle l’hystérie collective.

Et pen­dant tout ce temps, per­sonne ne demande aux mos­co­vites ce qu’ils ont vu.

J+2: tout va très bien, madame la marquise

9 octobre. 15H Soit deux jours après le halo mys­té­rieux. Vesti rabâche encore « ce n’est qu’un nuage, dormez bonnes gens », à la fois sur sa radio (quand on vous dit que la voix du peuple, c’est eux) et sur le site internet. Cette fois, pas de petit météo­ro­logue qui ne sait même pas quand le soleil se couche. Vesti a enrôler une éminente spé­cia­liste du centre d’observation du temps (FOBOS) pour expli­quer com­ment s’est formé le trou dans le nuage. Trois jours pour expli­quer le phé­no­mène, ce sont des rapides. Re-speech sur l’absence de lien entre halo cir­cu­laire et pol­lu­tion. Et petite phrase qui a dû sonner désa­gréa­ble­ment dans l’oreille de beau­coup de russes: pour l’instant, on ne sait pas si cela peut avoir des effets néga­tifs sur la santé humaine.

La ques­tion qui vaut son pesant de roubles: COMMENT UN EFFET D’OPTIQUE DANS UN NUAGE POURRAIT AVOIR DES EFFETS NEGATIFS SUR LA SANTE?

Oups,  voilà que moi aussi je suis pris de conspi­ra­tion­niste aigue, j’écris tout en majus­cules et bientôt ça sera en gras et en rouge.

Et où sont les témoi­gnages des habitants?

Circulez, y a rien à voir

Alors le soir-même Vesti revient lour­de­ment sur le sujet, sur le ton de « la météo­ro­logie de Moscou ne ces­sera jamais de nous étonner, ha ha ha.« 

Et là on insiste sur le fait que le halo n’a duré que 15 petites minutes.  Et puis d’ailleurs ce n’est pas un nuage, mais un écart entre des nuages. Et coincé entre deux tranches de bul­letin météo, une petite info: cer­tains habi­tants de la ville (inter­nautes?) ont crû à une inva­sion extra­ter­restre. C’est vrai aussi que depuis quelques mois, de plus en plus de russes et d’habitants de pays de l’est parlent de lumières étranges dans le ciel, de nuages bizarres et d’objets volants. Il va bien fal­loir en parler, à un moment ou un autre, non?

Monsieur météo pense alors faire diver­sion pour évacuer la thèse ovni et commet sa deuxième grosse bou­lette: au début, il a pensé à une dis­per­sion méca­nique des nuages où on aurait un peu trop forcé sur la dose de pro­duits chi­miques (on ense­mence les nuages avec des pro­duits chi­miques ou du sel pour que le pluie tombe).

Là, on com­prend mieux le mes­sage dif­fusé un peu plus tôt qui expli­quait que le nuage n’était pas dan­ge­reux. Et on se demande sérieu­se­ment si ce n’est pas ça, le fond de l’histoire. Parce que fran­che­ment, les scien­ti­fiques ont sur­tout l’air d’avoir été pris de court par un événe­ment inat­tendu et de ne pas avoir beau­coup d’infos sur ce qui s’est vrai­ment passé. D’où, sans doute, le fait que plus per­sonne ne reparle de cette embar­ras­sante tor­nade fantôme.

Enfin une autre image du mys­té­rieux nuage!

le nuage circulaire du 7 octobre sur mreporter

Le 29 octobre, soit 22 jours après l’apparition du nuage troué, une nou­velle image débarque mys­té­rieu­se­ment sur mre­porter. Tiens, c’est mar­rant, on dirait que le soleil se couche. Et puis tiens, il est vache­ment moins impres­sion­nant ce nuage. Là, on peut se dire qu’était vrai­ment un effet d’optique. Ouf, on a eu peur.

Vous croyez vrai­ment tout ce qu’on vous dit? Le diable se cache dans les détails.

Enième bou­lette du gou­ver­ne­ment russe : la pho­to­gra­phie a été prise le 7 octobre, à 13h (heure de moscou), soit une heure après la vidéo du nuage. Vous voyez ce beau cercle?  Il nous dit gen­ti­ment que le trou dans le nuage a duré plus d’une heure, alors que les scien­ti­fiques affir­maient que toute l’affaire n’avait duré que 15 minutes. Et si le nuage est apparu à l’heure du déjeuner, pour­quoi le ciel est-il rose comme en fin de journée?


Un mois plus tard, il reste tou­jours des points d’interrogation

Moscou est la ville la plus peu­plée d’Europe (10,22 mil­lions d’habitants) et le nuage était visible au moment où les gens sortent du bureau pour déjeuner. Cette simple réa­lité m’amène à me poser plu­sieurs questions:

1. Pourquoi aucune autre image ou vidéo de ce nuage n’a été publiée?

2.Pourquoi aucun média n’a enquêté sur cette mys­té­rieuse tor­nade fan­tôme qui a pré­cédé l’apparition du nuage?

3. Est-ce qu’il existe d’autres témoi­gnages? Et si oui, où sont-ils passés?

Sérieusement, à l’heure ou les gens pho­to­gra­phient tout et n’importe quoi pour ensuite le balancer sur des sites type you­tube, j’ai vrai­ment du mal à croire au trou dans un nuage que pra­ti­que­ment per­sonne n’aurait vu. Et un ciel d’apocalypse visible pen­dant près d’une heure, au-dessus de la capi­tale, sans qu’aucune chaîne de télé locale ou étran­gère ne pense à immor­ta­liser l’instant, ça me semble tout aussi peu cré­dible. Mais s’il ne s’agit pas d’un canular, cela veut dire que quelque chose s’est pro­duit au-dessus de Moscou et que la Russie est suf­fi­sam­ment puis­sante et bien orga­nisée pour que rien ne filtre. Et là, je ne sais pas pour­quoi, je ne me sens pas du tout ras­suré par cette possibilité.


Amis cyborgs, ouvrons l’œil.

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